Quand j’ai à m’exprimer sur un sujet, j’aime particulièrement maîtriser les données de marché qui le compose. À la remarque “La vidéo sur Internet, ce ne sont que des enfants qui regardent des chats faire des pirouettes sur Youtube”, je peux répondre que Youtube est en effet le leader du marché, mais qu’avec 1 milliard de personnes qui vont visionner des vidéos sur Internet d’ici 2013, nous sommes loin d’un phénomène réservé aux adolescents.
Comme je l’expliquais dans mon article sur 12seconds.TV, le travail de veille est primordial quand on travaille dans un secteur autant en évolution que le Web. C’est pour cette raison que l’on voit fleurir de nombreux blogues de professionnels qui traitent du sujet. Pour la vidéo sur le Net, marché encore jeune au niveau des entreprises, être à l’affût des dernières tendances est encore plus important.
Comme avec l’ami Jean Julien, j’ai eu plusieurs échanges avec des journalistes et des professionnels qui cherchaient les chiffres clés de la vidéo en ligne. Si malheureusement le Canada est avare de données, les États-Unis et l’Europe sont plus prolifiques en études de marché.
J’aime particulièrement l’étude de novembre 1999, qui prédisait que l’hégémonie de Microsoft pour les lecteurs de vidéo en ligne*. Comme quoi, il faut parfois prendre les études pour ce qu’elles sont, et ne pas baser toute sa stratégie dessus.
Le 8e jour du 8e mois de l’année 2008, les Chinois vont inaugurer les Jeux Olympiques de Beijing à 8h08 et 8 secondes. Vous aurez compris que le chiffre 8 est porte-bonheur dans la culture de l’Empire du Milieu. Des milliards d’individus vont vouloir suivre l’événement sportif qui fleurit tous les 4 ans. Cette année, la diffusion en vidéo sur Internet prendra une place toute particulière. Après quelques recherches, j’ai trouvé plusieurs moyens gratuits de suivre la compétition sans me détacher de mon précieux ordinateur.
NBC : une équipe de milliardaire
NBC a dépensé 1 milliard de dollars pour avoir le droit de diffuser les Jeux Olympiques 2008 de Beijing. Avec un objectif de 1,1 à 1,2 Mds $ de vente d’espace publicitaire, le géant américain devrait se faire une bonne marge, en plus de gagner en audience.
NBColympics.com est le site créé spécialement pour l’occasion. NBC prévoit d’y diffuser plus de 2200 heures de sport olympique en direct. 1000 serveurs délivreront le contenu vidéo à travers les États-Unis, car les droits se limitent uniquement à ce pays. Comme pour regarder Hulu, il existe cependant une astuce pour voir les vidéos de NBC (Hotspot Shield).
En plus des 10 secondes de décalage imposé par le gouvernement chinois (pour être sûr de la qualité de l’image), NBC ajoutera une minute supplémentaire pour que son équipe de blogueurs commente l’événement en direct.
Au niveau contenu, je sais que Radio Canada devrait nous apporter bien plus que des images de sportifs en sueurs. Depuis quelques semaines, la TV diffuse déjà des reportages d’excellente facture sur la Chine. Le site pekin.radio-canada.ca bénéficie d’une équipe de “Webreporters” de haut vol (Annie Pelletier, Jean-René Dufort, Manon Gilbert et Jean-Patrick Balleux).
À noter l’émission interactive Les jeux dont vous êtes le héros. Cette initiative originale permet aux internautes de choisir ce que Jean-Patrick fera dans le prochain épisode. On peut également proposer un défi. Personnellement, j’ai demandé qu’il crie “Vive le Tibet libre” devant un officiel du Parti Communiste chinois.
France Télévison : Silverlight au minimum
Sur sport.francetv.fr, France Télévision va diffuser 15 flux vidéo en direct pour couvrir l’ensemble des compétitions. Avec les 4 chaînes du groupe de télévision (France2, 3, 4 et 5), les Français ne sont pas prêts de louper une miette des JO.
Pour sa partie Web, France Télévision a cependant fait le minimum avec une intégration d’un lecteur Silverlight. D’ailleurs, le grand gagnant de ces jeux de l’Olympe est Microsoft, qui a négocié un beau contrat pour que sa technologie Silverlight, concurrente du Flash d’Adobe, soit le seul et unique diffuseur des vidéos en direct sur le Web. Que vous soyez Mac ou Windows (bientôt Linux), vous devez télécharger un module complémentaire pour visionner en temps réel les JO sur le Web.
Youtube : les vidéos des JO pour les pauvres
Le leader de la vidéo en ligne a négocié avec le CIO la diffusion des JO dans 77 pays à travers le monde. Il s’agit de pays qui n’ont pas pu se payer les JO, en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient pour la plupart. Les épreuves Olympiques seront retransmises en différé sur www.youtube.com/beijing2008. Il s’agirait en fait de lutter contre le piratage en ligne des vidéos de l’événement.
Dailymotion : L’alter-video-mondialiste des JO
En France, Dailymotion a passé des accords avec des médias pour diffuser une version alternative des JO un peu plus informative, qui traitera davantage du contexte de ces jeux olympiques. En s’associant à Reporters Sans Frontières, Dailymotion veut foncièrement se démarquer de son concurrent Youtube en donnant une place plus importante à la question des droits de l’homme, quitte à se mettre à dos les autorités chinoises.
Laure Manaudou : le vidéo podcast d’une sportive
La nageuse française Laure Manaudou, 3 médailles au Jeux Olympiques, anime un blogue à partir de Beijing pour nous faire vivre ses jeux. En plus de ses article publiés quotidiennement, nous aurons droit à 3 vidéos par semaine. Je trouve que c’est une manière sympathique et très personnelle de faire parler d’elle, sans pour autant que ça lui prenne beaucoup de temps. Il faut dire, que la championne de nage libre est une habituée des médias.
Le lundi revient avec sa revue en ligne de la Web video, WebTV et Web video mobile. Bonne nouvelle cette semaine avec l’IAB qui apporte enfin un standard pour la pub vidéo ; tentez votre chance pour être journaliste citoyen pour MySpace et NBC ; Google promet plus d’interactivité sur Youtube avec le rachat d’Omnisio ; l’open source se réjouit avec le format OGG bientôt reconnu par Firefox ; Familly Guy se transforme pour Google Adsens ; les femmes ont leur WebTV avec ViooTV et Stephen King devient le roi du mobisode.
MySpace, NBC recruit citizen journalists : Nous connaitrons dans quelques jours les gagnants des élections américaines 2008… pour être l’un des deux journalistes citoyens recrutés par MySpace et NBC dans le cadre de l’opération Decision’08. L’un sera présent à la convention Démocrate au Colorado, alors que l’autre jouera le journaliste à la convention Républicaine au Minnesota. Les participants devaient partager leur motivation à travers une courte vidéo. Les 5 préselectionnés sont visibles à l’adresse : www.myspace.com/decision08.
Le format video OGG reconnu en natif par Firefox : Christopher Blizzard, de la fondation Mozilla, annonce dans son blogue que Firefox acceptera bientôt en natif le format OGG audio et vidéo de Theora. À priori, le support de OGG sera présent dans la version 3.1 de Firefox. Ce sont finalement deux grands du logiciel libre qui se retrouvent. Gageons que cette nouvelle bénéficie à la diffusion d’un format open source qui pour l’instant restait très confidentielle.
ViooTV, parceque les femmes aussi ont droit à leur WebTV : Meetic, le premier site Web européen de rencontre, vient de lancer Vioo.com, un site communautaire dédié aux femmes. Si les bloguent sont en bonne place, la vidéo a également une part importante. À travers les thématiques qui font le succès du site (beauté, minceur, cuisine, etc.), ViooTV présente des vidéos trouvés sur la toile et d’autre produite spécialement pour sa chaîne Dailymotion. Si l’audience n’est pas encore au rendez-vous (cf. chiffres sur Dailymotion), le positionnement de niche de cette nouvelle WebTV féminine est sans nul doute très prometteur.
Hier matin, sur le blogue de Yannick Manuri, j’ai découvert une fausse publicité virale pour la bière Guiness diffusée sur YouTube. La célèbre boisson y est associée à l’habile suggestion d’une relation sexuelle entre une femme et quelques hommes. La compagnie exploitant la marque a évidemment réagi en désapprouvant formellement cette parodie. Youtube n’a pas encore retiré le clip et cela ne m’étonne pas, puisque je le trouve moi-même intéressant à plus d’un titre.
Cette fausse pub pousse un cran plus loin l’attitude d’exploitation psychosociale de la sensualité, de la jeunesse et du corps féminin auquel les publicitaires s’adonnent déjà depuis des lustres au profit de commerces de tout acabit — boissons, voitures, vêtements, meubles et j’en passe. Le terrain étant bien préparé, il n’est pas étonnant que plusieurs commentateurs — et commentatrices!– de Yannick avouent l’avoir appréciée. Il n’y a d’ailleurs rien d’explicitement obscène à l’écran. La connexion cognitive avec l’image d’une relation sexuelle orgiaque créée dans l’esprit du webspectateur lui appartient totalement(enfin, presque, comme le précise Martin en commentaire). D’où cette impression de plaisir polisson, mais non coupable.
C’est le même phénomène qui est à l’œuvre lorsqu’on présente une boisson houblonnée dans un contexte qui ne lui est absolument pas associé dans la réalité, mais que nos perceptions et mémoires cognitives associent à une émotion positive. La bière et le party, par exemple. La bière et le flirt lascif avec cette belle fille assise, là, au bar. La bière et le rock & roll à fond la caisse, baby. La bière et le pouvoir régénérant de la nature et de l’océan — ah ben tiens, ça c’est nouveau et cela en dit long sur l’évolution actuelle de notre société, j’y reviendrai dans un instant…
Bref, en passant de la sensualité lascive à l’allusion sexuelle explicite, ce pastiche fort bien réalisé donne à voir les ressorts subliminaux profonds du discours publicitaire traditionnel. De ce fait, il m’apparait plus didactique que scandaleux. D’une certaine manière, on peut le regarder comme on regarde une oeuvre d’art.
L’aspect politique
Par exemple, J’ai l’impression que ce genre de détournement rééquilibre quelque peu la relation de pouvoir qui existe, à travers la publicité, entre les sociétés commerciales et les simples citoyens que l’on a pris soin de déshumaniser en les baptisant « consommateurs ». Après des décennies au cours desquelles la pub a manipulé, sans se poser trop de questions éthiques, la psyché collective, voici que la manipulation n’est plus à sens unique et que les images de marque sont elles-mêmes détournées sans vergogne.
Dans le premier cas, la manipulation mentale est désignée par le noble terme de « création publicitaire ». Dans le second, on parlera plus simplement de piratage et d’atteinte à l’image de marque, celle-ci étant protégée par le système juridique des marques de commerce. Pourtant, au fond, il s’agit essentiellement du même phénomène : un mensonge ou, si vous préférez, une fausse promesse destinée à créer une émotion positive à travers une association cognitive artificielle. Pensez à toutes ces pubs automobiles qui, au premier degré, nous vendent une belle fille sexy ou un excès de vitesse criminel.
Reste à évaluer le mobile de ces deux types de manipulations. Dans le cas de la publicité commerciale, il s’agit de provoquer un acte d’achat aux finalités strictement économiques et financières. Dans le second, comme par exemple ce pastiche Guiness, il s’agit de provoquer une distanciation cognitive et, au final, une prise de conscience sociale. C’est, en tout cas, ce que je me plais à croire jusqu’à de plus amples informations sur les motivations réelles des auteurs de ce clip.
L’aspect techno-sociologique
Après avoir malmené le système institutionnalisé de protection des droits d’auteur appliqué aux industries médiatiques, musicales et cinématographiques, il est clair que les technologies numériques associées au réseau Internet commencent à malmener également le système de protection des images de marque. Les œuvres artistiques numérisées et les images de marque ont en effet ceci en commun, qu’elles sont immatérielles et peuvent donc être produites, copiées, modifiées et rediffusées à l’infini.
Par ailleurs, l’amélioration permanente des outils numériques et leur production de masse en font sans cesse baisser la courbe d’apprentissage et les coûts. La réalisation d’un tel pastiche ou la diffusion massive d’une information sont maintenant à la portée de n’importe qui d’assez intelligent et déterminé pour s’en donner la peine. Il est donc à prévoir que les détournements d’images de ce genre vont, à l’avenir, se multiplier.
Et la « comm », dans tout ça ?
Je trouve assez intéressant que Guiness ait récemment choisi d’associer sa marque avec la nature, comme on l’a vu plus haut, plutôt qu’avec l’énergie festive de la jeunesse et la sexualité. Même s’il s’agit toujours d’une exagération publicitaire aux finalités mercantiles, cela dénote un glissement de la psyché collective vers des valeurs plus naturelles, permanentes, essentielles, liées à l’être plutôt qu’à l’avoir et au paraitre.
Tout comme le monde de la pub, celui de la communication a cruellement besoin de faire son examen de conscience afin de mieux répondre aux exigences de notre époque. Je crois profondément qu’il est fini, ce temps où des spins doctors en relations publiques manipulaient sans état d’âme les journalistes — souvent consentants, il faut bien le dire — et rédigeaient des communiqués de presse ronflants et triomphants afin de faire mousser une information objectivement intéressante, mais sans plus.
Dans ce contexte, je crois que nous devons revenir à l’essentiel : des communications factuelles propres et bien faites, visant à servir l’intérêt public à long terme plutôt qu’à obtenir un gain corporatif artificiel à court terme. Bien sûr, c’est loin d’être aujourd’hui ce que tous nos clients nous demandent. Mais certains d’entre le font déjà, ayant compris qu’il est dans leur intérêt de positionner leur entreprise à long terme pour ce qu’elle est et non pour ce qu’elle prétend être. Il est également dans notre intérêt de faire comprendre cela aux autres.
Un aspirateur innovant et bien conçu n’a pas besoin de se cacher derrière une paire de seins pour être bien communiqué. Il en va de même pour une entreprise saine qui a tout à gagner à communiquer en profondeur, avec sincérité, en privilégiant les valeurs humanistes qui devraient idéalement sous-tendre chacune de ses actions économiques.
La communication Web vidéo est un outil particulièrement adapté à ce type de communication. Il n’est pas le seul, certes, mais il permet de mettre l’image, le verbe et l’humain au service des organisations mieux que n’importe quel autre. Nous en reparlerons…
Fête nationale du Québec oblige, j’avais pris quelques jours “off” sur ce blogue. Deux semaines sans revue de presse, ça en fait des choses à dire sur la vidéo en ligne. Aujourd’hui, nous avons Youtube qui éclate les compteurs, Brightcove qui se plie en 3, Joost qui est à la traine, NewTeeVee qui fait son magTV, Osiris qui se cache sur Mobuzz, Totlol qui distrait les petits et les opérateurs télécoms qui regardent la TV sur mobile.
News Web Video
1 GB de vidéo : Youtube version long métrage ? : En novembre dernier, Youtube avait permis d’augmenter la taille des fichiers vidéo à 1GB, tout en gardant la limite de 10 min. Ce qui ne faisait pas beaucoup de sens. Depuis une semaine, les partenaires de Youtube peuvent briser cette barrière et envoyer un film aussi long qu’ils le veulent, tant qu’il ne dépasse pas le 1 GB fatidiques. La compagnie de Google a commencé à draguer des producteurs indiens pour enrichir sa plateforme. L’objectif est bien évidemment de trouver une nouvelle manne financière publicitaire.
Brightcove 3 : vidéos plus longues, API et nouvelle interface : Brightcove va sortir la version 3 de sa plateforme de diffusion de vidéos sur le Web. L’accent est mis sur les vidéos de plus longue durée, un marché sur lequel la compagnie n’est pas encore présente. Brightcove 3 devrait bénéficier d’une nouvelle interface “à la iTunes”, qui utilise la technologie Flex d’Adobe. Dans le même temps, Brightcove inaugure sa propre API pour aider l’intégration de ses services dans des sites Web tiers.
News WebTV
Joost sur le Web : Est-ce trop tard ? : Dans une entrevue donnée à Alley Insider, le PDG de Joost confirme l’arrivée imminente d’une version Web de son service. Mais, 2 ans après un lancement en fanfare, la déception est au rendez-vous. Fondé par les créateurs de KaZaA et Skype, Joost devait révolutionner la vidéo sur le Net en offrant le confort de la TV. Cependant, il ne fait plus le poids face à Veoh, Hulu et les autres. Comment pourraient-ils proposer mieux que ce qu’il y a sur le marché ? La seule chance qui lui reste est de signer des accords avec le maximum de producteurs pour offrir la meilleure collection de vidéos. Encore une fois, ce n’est pas gagné, car les contrats sont déjà pas mal distribués sur la toile. Bon courage Joost.
MobuzzTV : Mais où était Osiris ? : La WebTV, tout le monde veut s’y essayer, mais au final il y a peu d’élus. MobuzzTV fait partie de ceux-là. Avec trois éditions internationales, en espagnol, anglais et français, Mobuzz traite de l’actualité du Web et des technos Internet. Osiris est l’égérie de LeBuzzQuotidien, la version française de Mobuzz. Entre le 7 avril et le 9 juin, notre blonde à la voix haut perchée avait disparu de nos écrans. Son retour a fait plaisir à ses admirateurs, moi le premier. Cependant, je déplore qu’il n’y ait pas eu davantage d’explications. Je conçois aisément qu’animer un rendez-vous quotidien sur le Net n’est pas chose facile. Autant partager ses difficultés en toute transparence avec son public. Celui-ci appréciera. La “nouvelle” newsroom de Mobuzz serait bien adaptée pour ce genre d’information
Totlol, les enfants ont aussi droit à leur Youtube : Lancé en mai en version bêta, Totlol est un site canadien qui propose des vidéos pour les enfants de 6 mois à 6 ans. En provenance de Youtube, les dessins animés et autres émissions jeunesse peuvent être proposés et modérés par les parents qui s’inscrivent. L’objectif est de créer une place sûre pour que nos bambins puissent profiter pleinement des joies de la vidéo sur Internet. Si l’initiative est intelligente, je me demande si un enfant de 6 mois a vraiment besoin de regarder des vidéos, que ce soit à la TV ou sur Internet.
L’exemple de la vidéo “Pop corn et téléphone, ça marche en France !” est d’autant bien réussi qu’elle est basée sur une légende urbaine selon laquelle les ondes émises par un cellulaire seraient de la même puissance qu’un four à micro-onde.
Ce qui m’a frappé le plus la première fois que j’ai vu cette vidéo, c’est le style volontairement amateur mis en avant avec une caméra qui bouge dans tous les sens et un décor d’appartement des plus banal. Mais, l’histoire est tellement invraisemblable que j’ai couru sur la toile pour trouver quel produit se cachait derrière cette supercherie.
Au niveau culturel, il est intéressant de voir que l’agence de pub a mis des bières pour les Français, du jus d’orange pour les Américains et du thé pour les Japonais. J’ai trouvé tellement étonnant qu’une vidéo soit tournée en français que, au départ, je pensais que la compagnie venait de l’hexagone.
J’ai participé hier soir avec Marie-Jo à un Youtube Battles à Montréal. Cette expérience m’a tout d’abord permis d’effectuer une dantesque recherche dans Youtube pour trouver les perles rares qui font mouche. Ensuite, cette soirée ma permis de constater quelles vidéos accrochent effectivement le public.
S’il n’y avait qu’une seule chose qu’une société devrait retenir avant de lancer son buzz vidéo sur Internet, c’est d’oublier ses références télévisuelles pour mieux assimiler les codes du Web. Pour le constater de visu, je vous invite le 24 juillet à 20h00 à la Taverne Normand pour mon second match de Youtube Battles. Si vous ne trouvez pas l’idée de génie qui fera faire le tour du monde à votre vidéo, au pire vous passerez un bon moment