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Nicolas Sarkozy et la vidéo de la tyrannie de la transparence politique

L’affaire de la vidéo de Nicolas Sarkozy au salon de l’agriculture prouve une fois encore que le Web et la vidéo ne laissent plus de place à l’égarement. Terme cher à mon ami Michelle, la tyrannie de la transparence rend la communication beaucoup plus délicate et oblige à tenir compte de l’omniprésence de la vidéo en ligne.

Nicolas Sarkozy et la vidéo de la tyrannie de la transparence politiqueEn France, le Salon de l’agriculture est le rendez-vous obligé des politiques de tout bord. Le secteur de l’agriculture ne représente plus grand-chose dans le PIB de la nation. Pourtant, les Français restent très attachés à leurs racines terriennes. Une visite au milieu des vaches et des poules, c’est s’assurer quelques points de plus dans le baromètre du coeur politique français.

Bien mal en a pris au petit Nicolas. Adepte de l’image et dieu de la communication coup-de-poing, le président de tous les Français s’est fait prendre au jeu médiatique des petites phrases qui font tache. Le casse-toi, pauvre con risque de faire date dans la 5e République, comme “Les français sont des veaux” lâché en son temps par le Général de Gaule.

Cette histoire pourrait prêter à rire si elle n’était reprise en boucle sur Internet. Ces mots auraient pu circuler dans les journaux, mais sans la preuve de l’image et du son, ces 17 lettres seraient tout de suite contestées par l’intéressé et le public pourrait encore douter.

Quand les médias traditionnels regardent de haut les blogues et autres journalistes citoyens, c’est par un petit collectif de journalistes multimédias indépendants que le scoop est passé. YouPresse, l’actu en 3 dimensions, est à l’origine des images qui circulent sur Dailymotion, Youtube et compagnie.

La Web vidéo prend une place jamais vue dans la vie politique. Aux États-Unis, la course pour la présidentielle voit surgir une nouvelle race de journalistes. Embarqué avec les équipes de campagne, et avec une caméra vidéo légère ou un photo-phone, ces journalistes sont capables de poster des articles 24h00/24h00. Ces informations ont un impact considérable sur ces élections.

Aussi bien les politiques que les entreprises doivent se préparer à répondre à cette nouvelle vague de journalisme à 360 degrés. Dans ces cas-là, il est préférable de fournir soit même un contenu qui sera repris sur la toile. Comme le dit mon grand ami et associé “Si tu ne prends pas la vague du Web2, elle te reviendra en pleine figure. Et là, ça fera mal !”.

M.A.J du 25/02/2008 : Cette vidéo vient de se classer en 6e position des vidéos les plus vues sur Youtube.

Super Tuesday : les vidéos d’Obama Girl dans la bataille pour les primaires américaines

Barack Obama, Hilary Clinton et John McCain n’ont pas fini de faire parler d’eux. Ce Super Mardi a réservé un beau suspens côté Démocrate alors que tout est joué pour les Républicain. Obama Grils, Youtube et les plateformes de partage vidéo ont joué un rôle primordial dans cette première bataille vers la présidentielle 2008.

I got a crush on Barack ObamaLes élections aux États-Unis sont comme le football américain, une fois qu’on a compris les règles, ça devient intéressant. Autre point commun, la politique et le SuperBowl sont une affaire de spectacles chez nos voisins du sud. Le show se fait à la télévision, mais également en vidéo sur le Web.

Lors de mon comparatif des WebTV politiques publiés fin 2007, j’avais déjà souligné l’importance de ce nouveau média pour dans le cadre d’élections. En la matière, Barack Obama fait figure d’exemple avec une stratégie Web 2.0 qui mêle finement l’animation de communauté et la diffusion de vidéos. Sur ce point, Obama fait figure de grand gagnant par rapport à sa concurrente démocrate.

En jetant un coup d’oeil sur les vidéos les plus virales de ces derniers jours, on peut découvrir la capsule musicale créée à partir du discours “Yes We Can” de Barack Obama. Mais, celle qui était le plus sur les écrans d’ordinateur est Obama Girl. Portait par le site satyrique Barely Political, la série de vidéos d’Obama Girl présentait les aventures d’une héroïne pro-Obama.

Les vidéos sur le Web ne servent pas qu’à la promotion des candidats. Elles jouent également un rôle citoyen quand elles sont utilisées par des personnes tout aussi citoyennes. Sur RDI, j’ai découvert le site Video The Vote. En réaction aux irrégularités rencontrées lors de l’élection américaine de 2004, ce site offre à tout le monde de publier en vidéo le témoignage de sa séance de vote.

En attendant les résultats de ces vidéos élections, nous pouvons suivre l’aventure de ces Observateurs de France24, journalistes mi-pro/mi-citoyen, qui nous font vivre la campagne électorale sur le terrain, une caméra vidéo à la main.

MAJ : Article très intéressant de Michael Geist sur la place des technologies dans la campagne électorale de Barack Obama.


Yes We Can Obama Song by Will.I.Am

Prédictions 2008 : 5 façons dont la Web vidéo va changer votre communication

Les prédictions pleuvent de toute part avec la nouvelle année. Avant de commencer, je peux vous assurer que 2008 sera l’année de la Chine. Je ne l’ai pas vu dans ma boule de cristal, j’ai juste regardé dans l’agenda des Jeux Olympiques. Pour ce qui est de la Web vidéo dans la communication des entreprises, voici cinq points qui ne passeront pas inaperçus en 2008.

1. La vidéo, 1er budget de communication en ligne

Est-ce une prediction ou un voeux pieux que nous faisons ? Un peu des deux pour être honnête. Avec VideoPresse, nous souhaitons bien entendu le développement de la Web vidéo. Au-delà des voeux, c’est une réalité que d’affirmer la place grandissante de la vidéo dans la communication électronique des compagnies.

Après avoir découvert, exploité et recyclé le Flash pour leur site, les entreprises et leurs agences de communication devraient se rendre compte que la technologie d’Adobe ne sert pas qu’à faire de belles animations, elle permet également de diffuser de la vidéo de qualité sur le Web. Pour rassurer tout le monde, le SEO devra être obligatoirement de la partie pour rendre la vidéo bien visible aux yeux de notre ami Google.

Quand je parle de premier budget, je ne dis pas forcément que le coût sera inabordable. Le prix d’une publicité TV permettrait certainement de produire une vidéo à diffuser sur Internet par mois pendant un an. Pour les puristes, ces vidéos seraient esthétiquement inférieures à ce que la télévision peut produire. Par contre, le contenu aurait à coup sûr plus d’intérêt pour l’internaute si, bien entendu, le bon discours est utilisé. En terme de retour, la vidéo sur le Web à l’avantage de s’enrichir avec le temps (cf. la longue queue).

2. Mesure d’audience et du ROI

Au chapitre du retour sur investissement, il faut reconnaitre que la Web vidéo manque cruellement de maître-étalon. On ne mesure pas son succès comme une simple page Web. L’analyse doit se faire plus en profondeur.

En 2008, les solutions de mesure d’audience de la vidéo en ligne devraient se multiplier afin de répondre aux questions légitimes des entreprises qui veulent connaitre la valeur de leur production sur Internet. Heureusement, nous n’aurons pas besoin d’aller très loin, car Montréal a la chance d’héberger Streametrics, qui mesure le « pulse of online video ». Cela ferait d’ailleurs un très bon sujet d’entrevue pour Intruders.TV Canada (et hop! sur la To-Do list).

3. Me, moi and myself sur ma WebTV

Ça pourrait être le titre d’un film, mais c’est déjà une réalité que 2008 va confirmer. En 2007, la politique a en quelque sorte sacralisé la WebTV avec des exemples plus ou moins réussis comme SarkoTV, Webcameron et Barack Obama TV.

Conscient que leur auditoire s’évapore à vue d’oeil, les médias traditionnels réinvestissent la Toile en y ajoutant des contenus vidéo. De grandes attentes accompagnent le lancement de Canoë.TV. Force est pourtant de constater que le ton n’y est pas.

Pourquoi le consommateur quitterait-il son fauteuil TV pour retrouver la même chose sur le Web ? Encore une fois, pour diffuser sur Internet, il faut adapter son discours à un média qui promeut encore plus le « zapping » que la TV. Il faut amener de l’originalité et du « vrai » dans les contenus Web. Le copier/coller n’y a pas sa place. Ce nouveau défi est une vraie prise de tête pour les groupes de médias. Comme le souligne Steve, les moyens ne sont peut-être pas appropriés ou pas assez conséquents.

Pendant ce temps-là, l’internaute fait sa propre TV. Il se met en scène, avec une simple Webcam ou une caméra vidéo grand public, pour ensuite s’autoproduire sur BlogTV.

Ce qui est formidable avec la TV, ce sont les émissions et reportages que l’on peut découvrir en direct. Nous avons ainsi l’impression de partager les mêmes émotions au même moment. Lors d’une discussion au dernier Montreal Tech Entrepreneur Breakfast, je disais justement que c’est ce qui différencie grandement la TV de la vidéo sur Internet. Mais, j’avais oublié un peu trop vite Mogulus qui offre à tout à chacun de créer sa propre chaîne live.

Pour vous donner une idée plus précise de Mogulus, voici le MacWorld retransmis en direct par The Digital Lifestyle (le 15 janvier), qui devrait voir l’annonce de la nouvelle gamme de produits d’Apple par Steve Jobs.

4. iPhone & téléphone cellulaire, premiers écrans de TV

Le premier écran sur lequel nous allons regarder des vidéos est dans notre poche. En fait, le téléphone cellulaire est bien plus que ça. Il remplace l’agenda, l’appareil photo, le portefeuille, l’ordinateur et sert parfois à téléphoner.

L’iPhone tire particulièrement bien son épingle du jeu à travers un marché du cellulaire hyper actif. Son grand écran ne fait finalement que préparer l’avenir du cellulaire qui servira essentiellement à visionner (et converser en) des vidéos. La provenance de ce contenu n’aura finalement pas grande importance. WiFi, Wimax, DVBH ou HDCPA, qu’importe la technologie, car c’est le protocole IP qui fera transiter toutes ces belles images.

5. La vidéo HD à toutes les sauces

Si vous ne connaissez pas la HD (Haute définition), c’est que vous avez passé les 12 derniers mois sur une île déserte du Pacifique. La vidéo HD est partout, dans les vitrines des grands magasins, imprimée sur les prospectus qui remplissent vos boites aux lettres et en première page des événements sportifs et des dernières séries américaines. Les Jeux Olympiques de Pékin vont encore plus mettre la pression. Je vous rassure : vous allez définitivement devoir passer à la haute définition en 2008.

Mais attention, car il y a HD et HD. Il existe au moins quatre formats différents de vidéo HD sur la TV : 720i, 720p, 1080i et 1080p. Une vidéo qui s’affiche en grand format sur votre cellulaire pourrait également être qualifiée de « haute définition ». Le Web passe aussi, bien entendu, à la HD. Miro, iTunes et Joost permettent de diffuser des contenus HD d’excellente qualité. Avec son nouveau Flash Player 9 compatible H.264, Adobe va donner un coup de fouet à la vidéo en ligne. Hulu et Youtube annoncent déjà que leurs contenus sont compatibles avec cette technologie. Au fur et à mesure, ce sont toutes les plateformes de partage de vidéo qui devraient franchir le pas de la HD. En attendant, vous pouvez admirer ces superbes images en HD de la vie des ours de l’Alaska réalisées par la société SeeMoreHD.

Les 5 Web vidéo événements qui ont marqué l’année 2007

La fin d’année est le moment de faire le bilan sur les grands événements de la vidéo sur Internet. Du lipdub à la Web TV, en passant par le cyber-slacking vidéo, voici les 5 faits marquants de 2007.

1. Les Web vidéo à la TV

Depuis plusieurs mois, il est devenu commun de retrouver des vidéos Internet dans notre poste de télévision. Les vidéos de Youtube sont maintenant utilisées par les journaux et les émissions télévisées pour illustrer leurs discours et reportages. C’est un peu la consécration du contenu généré par l’utilisateur au service du journalisme citoyen. Journaliste professionnel ou citoyen, il est certain que l’expérience des Observeurs de France24 fera date dans les annales de la télévision.

2. La TV en Web vidéo

Les médias traditionnels débarquent en vidéo sur le Web. Déjà présent avec la diffusion de certains programmes en direct et en différé, les chaines nationales mettent les bouchées doubles pour ne pas se faire manger trop de part de marché par les contenus Web. Le plus bel exemple est le lancement récent de Canoë.TV au Canada, la plateforme de webdiffusion du groupe Quebecor. Encore un effort, et la TV de papa ressemblera enfin à du Web.

3. L’effet lipdub

De manière plus légère, la mode du lipdub a démontré que le pouvoir de la vidéo en ligne sert autant pour fédérer des salariés autour d’un projet commun, que pour faire connaitre a peu de frais une petite compagnie comme une grande agence. Avec le lipdub, ce sont tous les termes Web 2.0 de buzz et de word of mouth qui ont brillé en 2007.

4. Le Cyber-slacking video

Depuis qu’Internet existe, la procrastination se développe et la productivité des entreprises chute (à relativiser). Grâce aux plateformes de partage à la Youtube, aux blogues, à Facebook et autres MySpace, la vidéo en ligne a engendré un cyber-slacking video compulsif. Les internautes passent maintenant un temps incroyable à regarder des vidéos sur le Web. Il n’y a qu’à voir le Top 5 des vidéos regardé sur Net en 2007. Que celui qui n’a jamais vu la vidéo de la Miss Machin chose se ridiculiser lève le doigt !

5. Des vidéos toujours plus grandes et toujours plus belles

Que ce soit sur les blogues, dans les vidéo podcast ou sur les Web TV, les vidéos proposés ont une définition de plus en grandes. Le matériel aide tout d’abord à produire des vidéos de meilleure qualité. Le prix d’un caméscope HD grand public se situe entre 500 et 1500 $. Des plateformes de partage comme Blip.TV et Vimeo permettent de diffuser des vidéos à des tailles encore inimaginables quelques années auparavant. Avec le haut débit et le très haut débit, les tuyaux pour transporter ces vidéos sont toujours plus gros.

Conclusion

Pour le lipdub et le cyber-slacking vidéo, nous pourrions nous inquiéter en pensant que la bêtise humaine règne sur Internet. Il serait également possible de voire le verre à moitié plein et de souligner le potentiel d’affaires du marché de la Web vidéo.

Si les gens sont prêts à passer du temps devant leur écran d’ordinateur pour regarder des vidéos, autant en profiter pour leur offrir des programmes instructifs, tout en restant divertissant. La découverte de nouveaux produits et le partage d’expérience d’un chef d’entreprise font partie de ces programmes intéressants et simples à mettre en ligne.

Les contraintes techniques pour diffuser de la vidéo sur Internet ont quasiment disparu. Alors que les politiques envahissent le Web avec leur TV, seules les entreprises restent encore timides sur l’utilisation de cet outil pour réaliser leur communication. En tous les cas, vous pouvez compter sur VidéoPresse pour qu’en 2008 ce ne soit plus le cas.

Bonnes & Joyeuses Web Vidéo Fêtes

YouTube Preview Image
Will It Blend? - Guitar Hero III

Web, Vidéo et Politique : Résultats des vidéos élections

Bataille Web TV PolitiqueL’année dernière à la même époque, Fluctuat.net se demandait si la présidentielle se jouerait sur Dailymotion. Aujourd’hui, la question ne se pose plus. En politique, l’image est roi et Internet est son royaume. Certains regretteront que la forme a pris le dessus sur le fond. Mais ce phénomène n’est hélas pas nouveau, car 2000 ans auparavant les Romains faisaient déjà les mêmes mercuriales envers Cicéron.

Dans le domaine politique, la vidéo sur Internet recouvre plus d’un avantage. En plus d’être facilement diffusable, elle bénéficie d’un retour sur investissement très appréciable. Combien faudrait-il de capsules publicitaires sur les chaînes de télévision pour couvrir l’audience d’Internet ?!

D’après l’expérience des initiatives de Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama, nous pouvons établir au moins 7 principes de bases pour réussir sa Web TV politique :

1. Mettez l’accent sur l’accessibilité

Pour reprendre une référence de Wikipédia, l’accessibilité du Web, c’est, selon Tim Berners-Lee, directeur du W3C et inventeur du World Wide Web : « Mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quel que soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales. »

Une Web TV politique ne sert à rien si elle exclut une partie de la population. L’utilisation de services comme ReadSpeaker et readOn vont dans le sens d’un accès plus large de l’information Avantage non négligeable, les sites Web qui mettent l’accès sur l’accessibilité améliorent dans le même temps leur référencement.

2. Choisir une plateforme vidéo ouverte

Plateforme ouverte ou professionnelle ? Tout dépend de l’axe de communication. Dans le cas d’un homme politique qui cherche par définition à représenter le maximum de citoyen, un site de partage de vidéo semble être plus approprié.

La seule faiblesse d’une plateforme ouverte comme Brightcove réside dans le lecteur lui même. Dans le cas de BarckTV, il n’y a pas de texte qui accompagne chaque vidéo, ou plutôt celui-ci n’est pas visible des moteurs de recherche. C’est encore le défaut de la vidéo dont l’optimisation pour la recherche est délaissée.

Pour vous aider à faire votre choix, consultez le tableau comparatif des plateformes réalisé par TechChrunch. Il n’est pas exhaustif et mériterait d’être mis à jour, mais il vous donnera une bonne idée de ce qui existe actuellement.

3. Démultipliez les formats et proposez plusieurs qualités de diffusion

Donnez plus de confort à votre auditoire en lui permettant de consulter vos vidéos dans le format qu’il préfère (QuickTime pour Mac, WindowsMedia pour Windowd, ogg pour Linux). Le format de prédilection reste bien évidemment Flash, qui a l’avantage de se trouver sur plus de 99% des ordinateurs connectés à Internet.

Toujours dans le sans de plus d’accessibilité, offrez plusieurs qualités de diffusion de vos vidéos. Les publicités de Mac sur le site d’Apple donnent un excellent exemple de ce qu’il faut faire. Les 4 formats offerts (Smal, Medium, Large et HD) correspondent finalement à plusieurs niveaux de connexion Internet. Les électeurs de la Gaspésie qui roule en basse vitesse doivent aussi bien accéder au contenu que ceux de Montréal qui foncent en haut débit.

4. Abusez des plateformes de médias sociaux

Vous êtes présent sur Youtube ? Faites de même avec Dailymotion, Blip.TV, MySpace, Facebook… et si vous êtes au Québec, mettez vos vidéos sur TonClip, TonTuyeau, Espace Canoë, etc. Autant toucher un auditoire local. Mettez de l’avant votre présence sur les différentes plateformes. Ne rendez pas votre public captif de votre site. S’il préfère consulter vos vidéos sur Youtube, laissez les faire.

Profitez à plein du Web 2.0 et des communautés en ligne. Participez à ces communautés en interagissant avec eux. Faites un espace de commentaire, voir des forums en ligne et soyez présent. Les internautes doivent ressentir que vous êtes derrière l’écran.

5. Différenciez-vous de la télévision et diversifiez les contenus

Le grand public a déjà la télévision, ce n’est pas la peine de lui resservir les mêmes plats réchauffés sur Internet. Proposez du contenu exclusif, qui incitera les blogueurs à les reprendre. Variez les interventions et SVP stoppez les monologues autoglorifiant en plan fixe devant la caméra.

Un homme politique, c’est toute une équipe à ses côtés. Mettez-les de l’avant. Expliquez comment s’organise une campagne électorale. Transgressez les codes et n’hésitez pas à dégrafer la cravate, pour montrer qu’il y a un(e) homme/femme derrière la bête de scène.

6. Ajoutez des textes à vos vidéos & jouez la synergie

Les images expriment beaucoup de choses, mais elles ne disent pas tout. Accompagnez vos vidéos d’un texte qui d’un côté reprend des mots clés de l’intervention et de l’autre qui apporte un plus avec une réflexion, des informations sur les personnes, etc. Effet non négligeable de ces textes, ils permettront de mieux référencer vos vidéos.

Mettez en place des stratégies croisées avec vos événements pour lancer par exemple un appel en vidéo pour une prochaine rencontre. La WebTV n’est pas une fin en soi, elle doit s’intégrer dans une stratégie globale de communication électronique. La vidéo doit trouver sa place au sein d’un site Internet qui apportera plus d’information, avec des blogues et une partie plus institutionnelle.

7. Réagissez rapidement

Vous ne produisez pas un magazine mensuel, vous êtes sur le Web ! Rappelez-vous que nous sommes à l’ère de l’information instannée. Ne vous laissez pas déborder par l’actualité et mettez en place un planning rédactionnel pour promouvoir en premier votre contenu sur le Web.

Il existe deux autres points complémentaires, qui restent encore discutables.

Le HD arrive sur le WebLe premier concerne l’évolution technologique, et surtout l’évolution de la consommation de vidéo en ligne. Avec l’augmentation des débits de connexion à Internet, la taille des vidéos sur le Web ne cesse d’augmenter. Les podcast téléchargeables permettent aujourd’hui de dépasser les limites imposées par les sites Internet. iTunes, Joost et Miro permettent de partager du contenu en HD (version Web: 1280×720). Pour préparer l’avenir, il serait bon de garder un oeil sur ces technologies.

Le Web 2.0 vient avec sa cohorte de termes abscons. L’un des plus répandus est l’User Generated Content (UGP), pour contenu généré par l’utilisateur. Par exemple, dans Youtube les vidéos sont produites et mises en ligne par les internautes. La valeur se crée quasiment toute seule. Le rêve !

Comme Martin Luther King, certains responsables politiques rêvent également que leur campagne soit générée automatiquement par leurs électeurs/partisans. Donna Bogatin décrit justement la stratégie engagée par BarackTV et HillaryTV de bataille de l’User Generated Politcs (UGP). Les électeurs prendraient possession de la campagne électorale. C’est du moins le discours des candidats. Le contenu vidéo de leur Web TV respective prouve que nous ne sommes pas encore à ce stade de participation.

Rendez-vous en 2008 pour voir les résultats des vidéos élections politiques.

La Web TV politique, c’est peut-être celle réalisée par les électeurs eux-même :

La Politique (de) Demain
- Le PoliTIC Show

Web, Vidéo et Politique : BarackTV casse la baraque

Le petit gars d’Hawaï a lâché les planches pour surfer sur le Web. Candidat démocrate à l’investiture pour les présidentielles Américaines de 2008, Barack Hussein Obama apporte beaucoup de fraîcheur avec son style et ses idées. Son site Internet se devait de refléter cet état d’esprit. BarackTV est au coeur de la stratégie Web du candidat, qui fait une grande place au développement de communautés en ligne.

Choix technique

Barack 2008BarackTV a retenu les services de Brightcove. Concurrent de Youtube et autres Dailynotion, la société originaire de Cambrigde propose des solutions de publication et de monétisation de vidéos en ligne.

À l’image de Blip.TV ou Stage6, Brightcove met l’accent sur la qualité de l’image et sur la création de chaînes TV Internet personnalisables. Dans le cas présent, l’intégration de la solution de Brightcove se fait de façon transparente.

Ce qui frappe le plus en arrivant sur BarackTV, c’est la taille de la vidéo. Obama nous offre du grand écran de qualité (format 4/3) avec un démarrage rapide des vidéos. Rapide, mais pas automatique, à l’inverse de PR TV et Webcameron qui nous impose la lecture de leur vidéo dès le chargement de la page.

  • Pistes vidéo : TrueMotion VP6, 480 × 360, 25 fps, 600 kbps
  • Pistes audio : MPEG Layer-3 Audio stereo, 22.05 kHz, 64 kbps

Pour la version Espagnole de sa TV Internet, Obama utilise la solution “Project ReadOn” de sous-titrage, ou plutôt de transcription des vidéos. Une fenêtre s’ouvre au-dessus du lecteur vidéo pour faire apparaître une traduction espagnole des interventions d’Obama. BarackTV est un des premiers à avoir créé un partenariat avec Project ReadOn.

Le Style

BarackTV joue clairement à l’américaine : un héros, une belle histoire, une musique de cinéma, des enfants, des regards touchants… nous avons tout pour faire une affiche de rêve. Les vidéos des conférences, entrevues de Barack Obama et de ses supportes sont réglés comme du papier à musique. Le style est presque trop parfait et manque un peu de spontanéité.

Dans son discours, Barack Obama indique qu’il n’y a pas d’Amérique noir, pas d’Amérique blanc, pas d’Amérique latino… mais qu’il n’y a que les États-Unis d’Amérique. Pourtant, la Web TV d’Obama est à l’image du conventionnalisme américain. Il y a une place pour les femmes, une pour les étudiants, les enfants et surtout une partie entièrement en Espagnole.

Médias sociaux

BarackTVEn faisant le choix d’une plateforme connu et utilisé du grand public (Brightcove), contrairement à une solution professionnelle (Yacast et CastUP), BarackTV se positionne comme un média proche des internautes (du peuple), avec les mêmes codes de communication.

Avec Brightcove, BarackTV bénéficie également d’une expertise du partage de vidéos. Tous les outils de promotion en ligne sont présents : envoyer par courriel, code pour insertion dans un site/blogue, flux RSS… et la possibilité de bloguer directement la vidéo que l’on a sous ses yeux.

Au pied de la page d’accueil de barackobama.com nous apercevons la liste des liens vers les sites communautaires (Facebook, MySpace, Youtube, Flickr, etc.). C’est dommage que ces liens ne soient pas présents sur l’ensemble du site. Dans BarackTV, il est par exemple impossible de retrouver la chaine Youtube d’Obama. Il faut passer par le menu du lecteur vidéo pour avoir le flux RSS du podcast de Brightcove. C’est un peu fastidieux comme manipulation.

Conclusion

Barack Obama semble être partout dans les médias et sur le Web. On le retrouve même chez le géant Google. Une chose est certaine, le budget dédié au Web est conséquent et rend un peu pâlot le site Internet et la Web TV d’Hilary Clinton.

Comme Nicolas Sarkozy a son Loic Le Meur, nous pourrions parier que Barack Obama a son Tim O’Reilly, le père du Web 2.0. Avec le site du candidat républicain, nous entrons directement dans la campagne électorale 2.0.

Pour Fred Wilson et Donna Bogatin, Barack Obama serait même allé trop loin dans l’utilisation des médias riches et des communautés en ligne. Trop de Web2 tue le Web2 ? C’est vrai que tous les internautes ne sont pas au fait des derniers outils technos du Web. Mais, laissons-leur au moins la chance d’essayer de se les approprier.

M.A.J : Obama Beats Clinton in Online Video Streams by 3-1, Nielsen……Obama’s Online Video Strategy is “More Agressive,” CNN’s John King.

Web, Vidéo et Politique : Webcameron surfe sur la vague

Avec à peine 39 bougies, David Cameron donne un coup de jeune à la politique anglaise. Sa fougue en fait le sosie conservateur de l’ex-Premier Ministre Tony Blair. Le parallèle entre les deux hommes pourrait aller plus loin. Tous deux ont compris l’importance des nouveaux médias.

Logo WebcameronLancé initialement à la fin 2006, c’est avec sa nouvelle version de mai 2007 que Webcameron donne un sacré coup de vieux aux sites de ses comparses d’Angleterre, particulièrement au vieillissant 10 Downing Street. Dans le même temps, le chef des Tories se positionne stratégiquement sur la toile en vue d’élections qui ne sauraient tarder.

Choix technique

Avec la plateforme de distribution israélienne CastUP, Webcameron est le seul du trio à ne pas jouer la fibre nationale. Son agence de communication, également originaire d’Israël, est certainement à l’origine de ce choix. CatsUP est une solution professionnelle qui bénéficie d’un beau portefeuille de clients (HP, IBM, Orange, ICQ, Levis, etc.).

En opposition à son collègue d’outre-Manche, David Cameron laisse la place au format large (16/9) et permet un visionnement en plein écran. Plus conforme aux habitudes des internautes, ce format permet de sortir du cadre télévisuel classique.

Pour la qualité vidéo et audio, Webcameron a également mis le paquet avec un calibre de diffusion haut débit (525 kbps). Malgré cette montée en puissance, les vidéos se chargent très rapidement.

  • Pistes vidéo : TrueMotion VP6, 400 × 240, 25 fps, 461 kbps
  • Pistes audio : MPEG Layer-3 Audio stereo, 22.05 kHz, 64 kbps

Le style

David Cameron sur Fiction TVLes premières vidéos de David Cameron étaient très personnelles, ou plutôt elles étaient tournées dans un cadre personnel. La maman et son bébé à la maison faisait très télé-réalité. En visionnant ces images, les internautes avaient l’impression de participer à la vie de Cameron. Le tout était bien évidemment scénarisé, mais le ton était très amical.

Au fur et à mesure, le style vestimentaire devint plus traditionnel (costume & cravate) et les interventions sortirent du cadre familial pour se retrouver sur le terrain, à la rencontre des citoyens. En réponse à certaines critiques, David Cameron s’est finalement éloigné du style de la télé-réalité, tout en gardant une image assez conviviale, mais plus proche de ce que le public attend d’un responsable politique.

Médias sociaux

Webcameron get codeLe lecteur vidéo de Webcameron est particulièrement bien réussi. Nous retrouvons une interface simple et efficace avec l’option ultime pour le partage de vidéo (get code).

Menus latéraux, liste des articles et vidéos les plus récents, fil RSS, moteur de recherche… donnent à l’interface générale du blogue un aspect qui reprend tous les codes de la communauté. L’amateur de carnet Web se sent chez lui en arrivant sur Webcameron.

Voila quelqu’un qui a compris comment fonctionne le Web ! Sur TOUTES les pages apparaissent les liens vers les chaînes vidéo de Youtube, Blip.TV et Friction.TV, ainsi qu’un lien vers la page Netvibes du parti conservateur.

Stratégiquement, Friction.TV est un bon choix pour deux raisons : c’est un site anglais; il est spécialisé dans l’actualité et les opinions = auditoire ciblé pour Webcameron.

Bon point pour l’identité visuelle avec le logo du site “Webcameron” présent sur l’ensemble des vidéos. Celles-ci pourront être diffusées sur la toile, son origine ne fera pas de doute et les internautes pourront se rendre directement sur le site pour suivre les prochaines aventures d’Indiana Cameron.

Petit bémol dans ce beau paysage, Webcameron restreint l’utilisation des commentaires. Les visiteurs sont invités à s’enregistrer pour accéder au forum et pour commenter les articles. À noter que David n’est pas très prompt à répondre aux commentaires.

Conclusion

Les moeurs et la culture anglaise ont peut-être de l’avance par rapport aux voisins d’Europe. Il faut dire que les tabloïds anglais ont l’habitude de relater en détail la vie de leurs élites. Pour ces derniers, il est finalement préférable de prendre les devants et de choisir les images qui vont circuler.

Avec des entrevues au logis familial, Tony Blair avait ouvert la voie à David Cameron. À 39 ans, il n’est pas de la génération SMS et Messenger, mais il a quand même grandi avec l’informatique et le Web. Cette facilité générationnelle lui permet d’offrir un “show” d’excellente qualité servi par une Web TV très bien fini.

Le succès d’un blogue, qu’il soit vidéo ou non, réside notamment dans sa régularité. Le temps nous dira si David Cameron tiendra la distance.

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Citizentube Interview: David Cameron