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WebTV au Québec : Dominic Arpin se pose des questions au Yulblog

Depuis un peu plus d’un an, les participants du Yulblog (rencontre des blogueurs de la région de Montréal) doivent répondre à une “question vidéo”. Pour l’édition de février, le fameux blogueur vedette Dominic Arpin faisait son “come back” (grand retour dans la blogosphère oblige) et c’est lui qui a interrogé les blogueurs sur l’avenir de la WebTV au Québec.

Premier constat, soit les blogueurs sont complètement à la ramasse, soit le concept de WebTV est peu connu, ou plutôt difficilement compréhensible. Le concept est d’autant plus difficile à déterminer, que certains s’amusent à brouiller les cartes et à affirmer qu’ils ne font pas de la WebTV !

Pour reprendre une référence de Wikipédia, “On désigne généralement par webTV tout site Internet dont les contenus sont à dominante vidéo“. Les vidéo-blogues, vlog ou vidéo podcast rentrent donc dans cette catégorie.

Pourquoi Dominc Arpin s’intéresse-t-il à la WebTV ? Tout d’abord, c’est un adepte inconditionnel de l’Internet. Ensuite, il travaille pour un groupe de média avec qui il a tenté l’aventure télévisuelle. Enfin, il a une bonne vision de ce que sera la TV de demain.

Je ne serais peut-être pas aussi sévère que Long qui pense que “c’est pas fort la WebTV au Québec“. Il existe plusieurs productions audacieuses, telles Prenez Garde Aux Chiens, Le Cas Roberge, Galacticast, Intruders.TV (!), 33mag, P45 et même les Tête à claques.

Si nous bénéficions de plusieurs “portails vidéo” dans la Belle Province, il faut reconnaître que peu se démarquent par leur originalité et leur intuitivité. Il ne suffit pas de mettre de la vidéo dans un site Internet pour en faire un chef d’oeuvre de la WebTV.

Sans tous les citer (j’épargne les amis), Canoë.TV a particulièrement déçu à sa sortie, Les Affaires TV est sobre (un peu trop), Montreal.TV original mais un peu trop “flashy” et MNS vidéo se distingue tant au niveau du contenu que de l’interface.

J’ai déjà discuté avec plusieurs “geeks” de concepts intéressants d’émissions pour le Web. Je suis tenté d’en réaliser quelques-uns. Finalement, ce n’est pas la créativité qui manque au Québec, mais plutôt le manque de perspective et de courage de certains médias québécois pour soutenir ces projets.

Vidéo disponible sur : YouTube, Metacafe, DailyMotion, Blip.tv, Google Video, MySpace, Veoh, TonTuyeau, TonClip et Espace Canoë (pas de jaloux).

M.A.J : Domic Arpin reparle de la WebTV au Québec sur son blogue

Publicité Web vidéo : bannir le pre-mid-post-roll au profit de formats novateurs

Pre-roll, mid-roll et post-roll sont dans un bateau… le premier et le second s’imposent et indisposent. Pour ce qui est du dernier, il ne sert à rien, car tout le monde a déjà zappé sur la prochaine vidéo. L’insertion publicitaire est le nouveau casse-tête des diffuseurs de vidéos sur Internet. Avec PLY Media, Asterpix et les autres, c’est l’interactivité qui débarque et de nouveaux standards qui se créent.

Toujours sur la brèche, Thierry Bezier nous offre une nouvelle entrevue du Web3 parisien (avec la voix un peu fatiguée. Courage, Thierry !). Rodigo Sepulveda, fondateur de l’excellente plateforme vidéo vpod.TV, fait aujourd’hui face à la caméra. J’avais découvert Rodrigo il y a quelques années dans le Billautshow de l’éternel Jean-Michel. Je dois à ce dernier mon goût pour les entrevues vidéo d’entrepreneurs.

En dehors d’une réflexion très pertinente sur le pragmatisme entrepreneurial, Rodrigo aborde le sujet de la monétisation des Web vidéo et par conséquent de l’insertion publicitaire dans celles-ci. Il fait notamment référence à la présentation de PLY Media au Web3, une société israélienne qui enrichit les vidéos en ligne par l’utilisation de métadonnées. Il lui faut reconnaitre un petit manque de fair play quand Rodrigo prône les standards du Web face à l’innovation d’une compagnie.

Quand on parle de standards publicitaires sur Internet, on fait référence à l’IAB. Pour ce qui est de la vidéo, l’organisme international reste largement en retard des attentes du public. Quoi de plus désagréable que d’attendre 30 secondes que ce film publicitaire se termine enfin. Si vous ne voyez pas de quoi je veux parler, aller voir une des émissions de Canoë.TV. Vous partagerez sans nul doute mon agacement. Les Têtes à claques avaient au moins le mérite de se souvenir que j’avais déjà vu une pub sur leur site pour ne pas me la resservir aux vidéos suivantes.

adPLY

Pour revenir à PLY Media, leur solution adPLY utilise les tags de la vidéo pour insérer des publicités ciblées en overlay. Le résultat n’est pas trop envahissant pour l’internaute. Dans l’exemple sur la droite, les annoncent proviennent d’Amazon. Il est ainsi possible de cliquer directement sur le lien DVD ou livres présentés.

L’overlay est actuellement utilisé par Brightcove, VideoEgg, testé par Youtube et annoncé depuis hier par Dailymotion sous le nom de Toaster ad. Pratique, ce système a cependant le défaut de dénaturer l’oeuvre initiale. Si ce n’est pas gênant pour une entrevue, ça peut l’être beaucoup plus pour un court ou un long métrage. Quoi qu’il en soit, l’overlay n’a pas fini de faire parler de lui.

En allant chercher un peu plus loin et en faisant travailler son imagination, les standards de demain pourraient ressembler à ce que propose Asterpix. Imaginez une entrevue, l’homme parle, il a soif et porte à ses lèvres un verre de liquide brunatre. Intrigué, vous décidez de cliquer sur le verre qui vous envoi illico sur le site de Coca-Cola. Ce qu’on appelle l’hypervidéo permet d’insérer simplement du texte et des hyperliens sur une vidéo. Voici pour l’exemple avec la conférence de Christian au dernier WebÉducation.

Pour aller plus loin :

Prédictions 2008 : 5 façons dont la Web vidéo va changer votre communication

Les prédictions pleuvent de toute part avec la nouvelle année. Avant de commencer, je peux vous assurer que 2008 sera l’année de la Chine. Je ne l’ai pas vu dans ma boule de cristal, j’ai juste regardé dans l’agenda des Jeux Olympiques. Pour ce qui est de la Web vidéo dans la communication des entreprises, voici cinq points qui ne passeront pas inaperçus en 2008.

1. La vidéo, 1er budget de communication en ligne

Est-ce une prediction ou un voeux pieux que nous faisons ? Un peu des deux pour être honnête. Avec VideoPresse, nous souhaitons bien entendu le développement de la Web vidéo. Au-delà des voeux, c’est une réalité que d’affirmer la place grandissante de la vidéo dans la communication électronique des compagnies.

Après avoir découvert, exploité et recyclé le Flash pour leur site, les entreprises et leurs agences de communication devraient se rendre compte que la technologie d’Adobe ne sert pas qu’à faire de belles animations, elle permet également de diffuser de la vidéo de qualité sur le Web. Pour rassurer tout le monde, le SEO devra être obligatoirement de la partie pour rendre la vidéo bien visible aux yeux de notre ami Google.

Quand je parle de premier budget, je ne dis pas forcément que le coût sera inabordable. Le prix d’une publicité TV permettrait certainement de produire une vidéo à diffuser sur Internet par mois pendant un an. Pour les puristes, ces vidéos seraient esthétiquement inférieures à ce que la télévision peut produire. Par contre, le contenu aurait à coup sûr plus d’intérêt pour l’internaute si, bien entendu, le bon discours est utilisé. En terme de retour, la vidéo sur le Web à l’avantage de s’enrichir avec le temps (cf. la longue queue).

2. Mesure d’audience et du ROI

Au chapitre du retour sur investissement, il faut reconnaitre que la Web vidéo manque cruellement de maître-étalon. On ne mesure pas son succès comme une simple page Web. L’analyse doit se faire plus en profondeur.

En 2008, les solutions de mesure d’audience de la vidéo en ligne devraient se multiplier afin de répondre aux questions légitimes des entreprises qui veulent connaitre la valeur de leur production sur Internet. Heureusement, nous n’aurons pas besoin d’aller très loin, car Montréal a la chance d’héberger Streametrics, qui mesure le « pulse of online video ». Cela ferait d’ailleurs un très bon sujet d’entrevue pour Intruders.TV Canada (et hop! sur la To-Do list).

3. Me, moi and myself sur ma WebTV

Ça pourrait être le titre d’un film, mais c’est déjà une réalité que 2008 va confirmer. En 2007, la politique a en quelque sorte sacralisé la WebTV avec des exemples plus ou moins réussis comme SarkoTV, Webcameron et Barack Obama TV.

Conscient que leur auditoire s’évapore à vue d’oeil, les médias traditionnels réinvestissent la Toile en y ajoutant des contenus vidéo. De grandes attentes accompagnent le lancement de Canoë.TV. Force est pourtant de constater que le ton n’y est pas.

Pourquoi le consommateur quitterait-il son fauteuil TV pour retrouver la même chose sur le Web ? Encore une fois, pour diffuser sur Internet, il faut adapter son discours à un média qui promeut encore plus le « zapping » que la TV. Il faut amener de l’originalité et du « vrai » dans les contenus Web. Le copier/coller n’y a pas sa place. Ce nouveau défi est une vraie prise de tête pour les groupes de médias. Comme le souligne Steve, les moyens ne sont peut-être pas appropriés ou pas assez conséquents.

Pendant ce temps-là, l’internaute fait sa propre TV. Il se met en scène, avec une simple Webcam ou une caméra vidéo grand public, pour ensuite s’autoproduire sur BlogTV.

Ce qui est formidable avec la TV, ce sont les émissions et reportages que l’on peut découvrir en direct. Nous avons ainsi l’impression de partager les mêmes émotions au même moment. Lors d’une discussion au dernier Montreal Tech Entrepreneur Breakfast, je disais justement que c’est ce qui différencie grandement la TV de la vidéo sur Internet. Mais, j’avais oublié un peu trop vite Mogulus qui offre à tout à chacun de créer sa propre chaîne live.

Pour vous donner une idée plus précise de Mogulus, voici le MacWorld retransmis en direct par The Digital Lifestyle (le 15 janvier), qui devrait voir l’annonce de la nouvelle gamme de produits d’Apple par Steve Jobs.

4. iPhone & téléphone cellulaire, premiers écrans de TV

Le premier écran sur lequel nous allons regarder des vidéos est dans notre poche. En fait, le téléphone cellulaire est bien plus que ça. Il remplace l’agenda, l’appareil photo, le portefeuille, l’ordinateur et sert parfois à téléphoner.

L’iPhone tire particulièrement bien son épingle du jeu à travers un marché du cellulaire hyper actif. Son grand écran ne fait finalement que préparer l’avenir du cellulaire qui servira essentiellement à visionner (et converser en) des vidéos. La provenance de ce contenu n’aura finalement pas grande importance. WiFi, Wimax, DVBH ou HDCPA, qu’importe la technologie, car c’est le protocole IP qui fera transiter toutes ces belles images.

5. La vidéo HD à toutes les sauces

Si vous ne connaissez pas la HD (Haute définition), c’est que vous avez passé les 12 derniers mois sur une île déserte du Pacifique. La vidéo HD est partout, dans les vitrines des grands magasins, imprimée sur les prospectus qui remplissent vos boites aux lettres et en première page des événements sportifs et des dernières séries américaines. Les Jeux Olympiques de Pékin vont encore plus mettre la pression. Je vous rassure : vous allez définitivement devoir passer à la haute définition en 2008.

Mais attention, car il y a HD et HD. Il existe au moins quatre formats différents de vidéo HD sur la TV : 720i, 720p, 1080i et 1080p. Une vidéo qui s’affiche en grand format sur votre cellulaire pourrait également être qualifiée de « haute définition ». Le Web passe aussi, bien entendu, à la HD. Miro, iTunes et Joost permettent de diffuser des contenus HD d’excellente qualité. Avec son nouveau Flash Player 9 compatible H.264, Adobe va donner un coup de fouet à la vidéo en ligne. Hulu et Youtube annoncent déjà que leurs contenus sont compatibles avec cette technologie. Au fur et à mesure, ce sont toutes les plateformes de partage de vidéo qui devraient franchir le pas de la HD. En attendant, vous pouvez admirer ces superbes images en HD de la vie des ours de l’Alaska réalisées par la société SeeMoreHD.

TV, ordinateur, iPod et cellulaire… je veux de la vidéo partout !

TVPeut-on espérer que les téléspectateurs restent encore longtemps devant leur télévision à attendre qu’on leur serve leur dose de distraction quotidienne ? Si la vidéo s’étend sur l’ordinateur, Internet et le téléphone cellulaire, c’est que les modes de consommation ont changé. L’entreprise devra s’adapter, sous peine de perdre la communication avec ses clients.

Le New York Times parle d’une abondance de petits écrans dans son article d’aujourd’hui sur l’évolution de la télévision. La technologie permet à tout à chacun de consommer de la vidéo où bon lui semble et surtout quand il en a envie. Pour quoi se priverait-on ?

D’après Kip McClanahan, PDG et cofondateur de ON Networks, un diffuseur de séries vidéo en ligne, “You can’t expect to control consumers and force them to come to prime time at 7 p.m. on a Monday night. If the consumer wants it on their phone at 3 p.m. while they’re on the golf course, then that’s where we have to deliver it

Canoe.TVLes médias traditionnels sont dépassés par la montée en puissance de productions indépendantes sur le Web. L’annonce de la Web-TV de Cyberpresse et Quebecor prouve néanmoins qu’il y a une prise de conscience du secteur.

Les producteurs de comédies, d’entrevues et de reportages vidéo fleurissent sur le Net. Ils bénéficient d’une vitrine et une influence qu’ils n’auraient jamais put rêver 10 ans auparavant. La qualité et la pertinence de certaines créations peuvent être critiquées, mais nous sommes dans “la longue queue” de la vidéo où tout le monde trouve finalement son bonheur.

La technologie permet de diffuser simplement sur une audience étendue ces productions de nouvelle génération. Des solutions comme Blip.TV permettent de démultiplier les canaux en diffusant en un seul clic une vidéo sur les plateformes de partage (Youtube, Yaoo!Vidéo, AOL Vidéo), les médias sociaux (Facebook, MySpace, Twitter), le Blip.TVpeer-to-peer (Pando), les lecteurs terminaux mobiles grâce à iTunes, et même la télévision avec Akimbo.

Dans une entrevue accordée à Beet.TV, Mike Hudack, PDG et cofondateur de Blip.tv, explique comment il répond simplement aux besoins des utilisateurs en leur donnant le choix de regarder des vidéos sur n’importe qu’elle plateforme. Répondre aux besoins de ses consommateurs, quelle idée étrange !


Successful Online Video Publishing is Multi-Platform Distribution, Mike Hudack of Blip.tv