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Entre UGC et publicité, existe-t-il une 3e voie pour la Web vidéo d’affaires ?

Les compagnies ont-elles le choix entre les vidéos UGC, qui représente le Saint-Graal de la profession, et les films publicitaires “classiques” totalement inabordables en terme de coup ? C’est la question que j’aurais bien voulu poser hier à la conférence Infopresse sur les réseaux sociaux.

Comme les organisateurs n’ont pas eu le temps de me donner la parole (ni à personne d’autre, by the way), je la prends là où il m’est le plus facile de le faire : sur mon blogue !

Inforpresse organisait donc une journée d’information sur les réseaux sociaux avec une belle brochette d’experts (cf. compte rendu de Muriel). Après l’excellente synthèse de Jean-François, Sébastien a animé une table ronde sur “Comment tirer profit des médias sociaux ?” autour de Geoffroi, Mitch, Guillaume et Martin. Ignacio Oreamuno et Rick Murray ont ensuite fermé la marche de cette dense journée de réflexion « Webesque ».

Déformation professionnelle oblige, je me suis surtout intéressé à l’aspect vidéo des médias sociaux. Pour résumer, il a été question de la « vidéo de Ginette » sur Youtube et de la publicité d’Oréo diffusé sur Espace Canoë.

Dans le premier cas, c’est du pur contenu généré par l’utilisateur (le fameux « GinetteUGC »). L’entreprise peut espérer qu’un internaute prendra sa caméra pour faire une vidéo qui rendra grâce à ses produits. De l’autre côté, nous avons un film publicitaire couplé à une campagne Espace Canoë/TVA/Quebecor Media. Le premier ne coûte rien, mais à une infime chance de se produire, et le second est réservé à ceux qui évoluent sur le mass market (yaourt champion, etc.), seuls à même de se payer une telle campagne.

Ma question est finalement simple : Entre ces deux extrémités, existe-t-il une troisième voie pour utiliser la Web vidéo dans un contexte d’affaires ?

J’ai bien évidemment quelques éléments de réponse sur le sujet. On ne s’appelle pas VideoPresse pour rien ! Cependant, je m’interroge sur une telle omission : simple oubli, méconnaissance, ou bien est-ce que personne n’y croit ? Si c’est le cas, autant me le dire tout de suite ;)


Gagnante du concours Oréo sur Espace Canoë (quasiment trop bon pour être vrai !).

Super Tuesday : les vidéos d’Obama Girl dans la bataille pour les primaires américaines

Barack Obama, Hilary Clinton et John McCain n’ont pas fini de faire parler d’eux. Ce Super Mardi a réservé un beau suspens côté Démocrate alors que tout est joué pour les Républicain. Obama Grils, Youtube et les plateformes de partage vidéo ont joué un rôle primordial dans cette première bataille vers la présidentielle 2008.

I got a crush on Barack ObamaLes élections aux États-Unis sont comme le football américain, une fois qu’on a compris les règles, ça devient intéressant. Autre point commun, la politique et le SuperBowl sont une affaire de spectacles chez nos voisins du sud. Le show se fait à la télévision, mais également en vidéo sur le Web.

Lors de mon comparatif des WebTV politiques publiés fin 2007, j’avais déjà souligné l’importance de ce nouveau média pour dans le cadre d’élections. En la matière, Barack Obama fait figure d’exemple avec une stratégie Web 2.0 qui mêle finement l’animation de communauté et la diffusion de vidéos. Sur ce point, Obama fait figure de grand gagnant par rapport à sa concurrente démocrate.

En jetant un coup d’oeil sur les vidéos les plus virales de ces derniers jours, on peut découvrir la capsule musicale créée à partir du discours “Yes We Can” de Barack Obama. Mais, celle qui était le plus sur les écrans d’ordinateur est Obama Girl. Portait par le site satyrique Barely Political, la série de vidéos d’Obama Girl présentait les aventures d’une héroïne pro-Obama.

Les vidéos sur le Web ne servent pas qu’à la promotion des candidats. Elles jouent également un rôle citoyen quand elles sont utilisées par des personnes tout aussi citoyennes. Sur RDI, j’ai découvert le site Video The Vote. En réaction aux irrégularités rencontrées lors de l’élection américaine de 2004, ce site offre à tout le monde de publier en vidéo le témoignage de sa séance de vote.

En attendant les résultats de ces vidéos élections, nous pouvons suivre l’aventure de ces Observateurs de France24, journalistes mi-pro/mi-citoyen, qui nous font vivre la campagne électorale sur le terrain, une caméra vidéo à la main.

MAJ : Article très intéressant de Michael Geist sur la place des technologies dans la campagne électorale de Barack Obama.


Yes We Can Obama Song by Will.I.Am

Web, Vidéo et Politique : Résultats des vidéos élections

Bataille Web TV PolitiqueL’année dernière à la même époque, Fluctuat.net se demandait si la présidentielle se jouerait sur Dailymotion. Aujourd’hui, la question ne se pose plus. En politique, l’image est roi et Internet est son royaume. Certains regretteront que la forme a pris le dessus sur le fond. Mais ce phénomène n’est hélas pas nouveau, car 2000 ans auparavant les Romains faisaient déjà les mêmes mercuriales envers Cicéron.

Dans le domaine politique, la vidéo sur Internet recouvre plus d’un avantage. En plus d’être facilement diffusable, elle bénéficie d’un retour sur investissement très appréciable. Combien faudrait-il de capsules publicitaires sur les chaînes de télévision pour couvrir l’audience d’Internet ?!

D’après l’expérience des initiatives de Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama, nous pouvons établir au moins 7 principes de bases pour réussir sa Web TV politique :

1. Mettez l’accent sur l’accessibilité

Pour reprendre une référence de Wikipédia, l’accessibilité du Web, c’est, selon Tim Berners-Lee, directeur du W3C et inventeur du World Wide Web : « Mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quel que soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales. »

Une Web TV politique ne sert à rien si elle exclut une partie de la population. L’utilisation de services comme ReadSpeaker et readOn vont dans le sens d’un accès plus large de l’information Avantage non négligeable, les sites Web qui mettent l’accès sur l’accessibilité améliorent dans le même temps leur référencement.

2. Choisir une plateforme vidéo ouverte

Plateforme ouverte ou professionnelle ? Tout dépend de l’axe de communication. Dans le cas d’un homme politique qui cherche par définition à représenter le maximum de citoyen, un site de partage de vidéo semble être plus approprié.

La seule faiblesse d’une plateforme ouverte comme Brightcove réside dans le lecteur lui même. Dans le cas de BarckTV, il n’y a pas de texte qui accompagne chaque vidéo, ou plutôt celui-ci n’est pas visible des moteurs de recherche. C’est encore le défaut de la vidéo dont l’optimisation pour la recherche est délaissée.

Pour vous aider à faire votre choix, consultez le tableau comparatif des plateformes réalisé par TechChrunch. Il n’est pas exhaustif et mériterait d’être mis à jour, mais il vous donnera une bonne idée de ce qui existe actuellement.

3. Démultipliez les formats et proposez plusieurs qualités de diffusion

Donnez plus de confort à votre auditoire en lui permettant de consulter vos vidéos dans le format qu’il préfère (QuickTime pour Mac, WindowsMedia pour Windowd, ogg pour Linux). Le format de prédilection reste bien évidemment Flash, qui a l’avantage de se trouver sur plus de 99% des ordinateurs connectés à Internet.

Toujours dans le sans de plus d’accessibilité, offrez plusieurs qualités de diffusion de vos vidéos. Les publicités de Mac sur le site d’Apple donnent un excellent exemple de ce qu’il faut faire. Les 4 formats offerts (Smal, Medium, Large et HD) correspondent finalement à plusieurs niveaux de connexion Internet. Les électeurs de la Gaspésie qui roule en basse vitesse doivent aussi bien accéder au contenu que ceux de Montréal qui foncent en haut débit.

4. Abusez des plateformes de médias sociaux

Vous êtes présent sur Youtube ? Faites de même avec Dailymotion, Blip.TV, MySpace, Facebook… et si vous êtes au Québec, mettez vos vidéos sur TonClip, TonTuyeau, Espace Canoë, etc. Autant toucher un auditoire local. Mettez de l’avant votre présence sur les différentes plateformes. Ne rendez pas votre public captif de votre site. S’il préfère consulter vos vidéos sur Youtube, laissez les faire.

Profitez à plein du Web 2.0 et des communautés en ligne. Participez à ces communautés en interagissant avec eux. Faites un espace de commentaire, voir des forums en ligne et soyez présent. Les internautes doivent ressentir que vous êtes derrière l’écran.

5. Différenciez-vous de la télévision et diversifiez les contenus

Le grand public a déjà la télévision, ce n’est pas la peine de lui resservir les mêmes plats réchauffés sur Internet. Proposez du contenu exclusif, qui incitera les blogueurs à les reprendre. Variez les interventions et SVP stoppez les monologues autoglorifiant en plan fixe devant la caméra.

Un homme politique, c’est toute une équipe à ses côtés. Mettez-les de l’avant. Expliquez comment s’organise une campagne électorale. Transgressez les codes et n’hésitez pas à dégrafer la cravate, pour montrer qu’il y a un(e) homme/femme derrière la bête de scène.

6. Ajoutez des textes à vos vidéos & jouez la synergie

Les images expriment beaucoup de choses, mais elles ne disent pas tout. Accompagnez vos vidéos d’un texte qui d’un côté reprend des mots clés de l’intervention et de l’autre qui apporte un plus avec une réflexion, des informations sur les personnes, etc. Effet non négligeable de ces textes, ils permettront de mieux référencer vos vidéos.

Mettez en place des stratégies croisées avec vos événements pour lancer par exemple un appel en vidéo pour une prochaine rencontre. La WebTV n’est pas une fin en soi, elle doit s’intégrer dans une stratégie globale de communication électronique. La vidéo doit trouver sa place au sein d’un site Internet qui apportera plus d’information, avec des blogues et une partie plus institutionnelle.

7. Réagissez rapidement

Vous ne produisez pas un magazine mensuel, vous êtes sur le Web ! Rappelez-vous que nous sommes à l’ère de l’information instannée. Ne vous laissez pas déborder par l’actualité et mettez en place un planning rédactionnel pour promouvoir en premier votre contenu sur le Web.

Il existe deux autres points complémentaires, qui restent encore discutables.

Le HD arrive sur le WebLe premier concerne l’évolution technologique, et surtout l’évolution de la consommation de vidéo en ligne. Avec l’augmentation des débits de connexion à Internet, la taille des vidéos sur le Web ne cesse d’augmenter. Les podcast téléchargeables permettent aujourd’hui de dépasser les limites imposées par les sites Internet. iTunes, Joost et Miro permettent de partager du contenu en HD (version Web: 1280×720). Pour préparer l’avenir, il serait bon de garder un oeil sur ces technologies.

Le Web 2.0 vient avec sa cohorte de termes abscons. L’un des plus répandus est l’User Generated Content (UGP), pour contenu généré par l’utilisateur. Par exemple, dans Youtube les vidéos sont produites et mises en ligne par les internautes. La valeur se crée quasiment toute seule. Le rêve !

Comme Martin Luther King, certains responsables politiques rêvent également que leur campagne soit générée automatiquement par leurs électeurs/partisans. Donna Bogatin décrit justement la stratégie engagée par BarackTV et HillaryTV de bataille de l’User Generated Politcs (UGP). Les électeurs prendraient possession de la campagne électorale. C’est du moins le discours des candidats. Le contenu vidéo de leur Web TV respective prouve que nous ne sommes pas encore à ce stade de participation.

Rendez-vous en 2008 pour voir les résultats des vidéos élections politiques.

La Web TV politique, c’est peut-être celle réalisée par les électeurs eux-même :

La Politique (de) Demain
- Le PoliTIC Show

Web, Vidéo et Politique : BarackTV casse la baraque

Le petit gars d’Hawaï a lâché les planches pour surfer sur le Web. Candidat démocrate à l’investiture pour les présidentielles Américaines de 2008, Barack Hussein Obama apporte beaucoup de fraîcheur avec son style et ses idées. Son site Internet se devait de refléter cet état d’esprit. BarackTV est au coeur de la stratégie Web du candidat, qui fait une grande place au développement de communautés en ligne.

Choix technique

Barack 2008BarackTV a retenu les services de Brightcove. Concurrent de Youtube et autres Dailynotion, la société originaire de Cambrigde propose des solutions de publication et de monétisation de vidéos en ligne.

À l’image de Blip.TV ou Stage6, Brightcove met l’accent sur la qualité de l’image et sur la création de chaînes TV Internet personnalisables. Dans le cas présent, l’intégration de la solution de Brightcove se fait de façon transparente.

Ce qui frappe le plus en arrivant sur BarackTV, c’est la taille de la vidéo. Obama nous offre du grand écran de qualité (format 4/3) avec un démarrage rapide des vidéos. Rapide, mais pas automatique, à l’inverse de PR TV et Webcameron qui nous impose la lecture de leur vidéo dès le chargement de la page.

  • Pistes vidéo : TrueMotion VP6, 480 × 360, 25 fps, 600 kbps
  • Pistes audio : MPEG Layer-3 Audio stereo, 22.05 kHz, 64 kbps

Pour la version Espagnole de sa TV Internet, Obama utilise la solution “Project ReadOn” de sous-titrage, ou plutôt de transcription des vidéos. Une fenêtre s’ouvre au-dessus du lecteur vidéo pour faire apparaître une traduction espagnole des interventions d’Obama. BarackTV est un des premiers à avoir créé un partenariat avec Project ReadOn.

Le Style

BarackTV joue clairement à l’américaine : un héros, une belle histoire, une musique de cinéma, des enfants, des regards touchants… nous avons tout pour faire une affiche de rêve. Les vidéos des conférences, entrevues de Barack Obama et de ses supportes sont réglés comme du papier à musique. Le style est presque trop parfait et manque un peu de spontanéité.

Dans son discours, Barack Obama indique qu’il n’y a pas d’Amérique noir, pas d’Amérique blanc, pas d’Amérique latino… mais qu’il n’y a que les États-Unis d’Amérique. Pourtant, la Web TV d’Obama est à l’image du conventionnalisme américain. Il y a une place pour les femmes, une pour les étudiants, les enfants et surtout une partie entièrement en Espagnole.

Médias sociaux

BarackTVEn faisant le choix d’une plateforme connu et utilisé du grand public (Brightcove), contrairement à une solution professionnelle (Yacast et CastUP), BarackTV se positionne comme un média proche des internautes (du peuple), avec les mêmes codes de communication.

Avec Brightcove, BarackTV bénéficie également d’une expertise du partage de vidéos. Tous les outils de promotion en ligne sont présents : envoyer par courriel, code pour insertion dans un site/blogue, flux RSS… et la possibilité de bloguer directement la vidéo que l’on a sous ses yeux.

Au pied de la page d’accueil de barackobama.com nous apercevons la liste des liens vers les sites communautaires (Facebook, MySpace, Youtube, Flickr, etc.). C’est dommage que ces liens ne soient pas présents sur l’ensemble du site. Dans BarackTV, il est par exemple impossible de retrouver la chaine Youtube d’Obama. Il faut passer par le menu du lecteur vidéo pour avoir le flux RSS du podcast de Brightcove. C’est un peu fastidieux comme manipulation.

Conclusion

Barack Obama semble être partout dans les médias et sur le Web. On le retrouve même chez le géant Google. Une chose est certaine, le budget dédié au Web est conséquent et rend un peu pâlot le site Internet et la Web TV d’Hilary Clinton.

Comme Nicolas Sarkozy a son Loic Le Meur, nous pourrions parier que Barack Obama a son Tim O’Reilly, le père du Web 2.0. Avec le site du candidat républicain, nous entrons directement dans la campagne électorale 2.0.

Pour Fred Wilson et Donna Bogatin, Barack Obama serait même allé trop loin dans l’utilisation des médias riches et des communautés en ligne. Trop de Web2 tue le Web2 ? C’est vrai que tous les internautes ne sont pas au fait des derniers outils technos du Web. Mais, laissons-leur au moins la chance d’essayer de se les approprier.

M.A.J : Obama Beats Clinton in Online Video Streams by 3-1, Nielsen……Obama’s Online Video Strategy is “More Agressive,” CNN’s John King.

Web, Vidéo et Politique : Webcameron surfe sur la vague

Avec à peine 39 bougies, David Cameron donne un coup de jeune à la politique anglaise. Sa fougue en fait le sosie conservateur de l’ex-Premier Ministre Tony Blair. Le parallèle entre les deux hommes pourrait aller plus loin. Tous deux ont compris l’importance des nouveaux médias.

Logo WebcameronLancé initialement à la fin 2006, c’est avec sa nouvelle version de mai 2007 que Webcameron donne un sacré coup de vieux aux sites de ses comparses d’Angleterre, particulièrement au vieillissant 10 Downing Street. Dans le même temps, le chef des Tories se positionne stratégiquement sur la toile en vue d’élections qui ne sauraient tarder.

Choix technique

Avec la plateforme de distribution israélienne CastUP, Webcameron est le seul du trio à ne pas jouer la fibre nationale. Son agence de communication, également originaire d’Israël, est certainement à l’origine de ce choix. CatsUP est une solution professionnelle qui bénéficie d’un beau portefeuille de clients (HP, IBM, Orange, ICQ, Levis, etc.).

En opposition à son collègue d’outre-Manche, David Cameron laisse la place au format large (16/9) et permet un visionnement en plein écran. Plus conforme aux habitudes des internautes, ce format permet de sortir du cadre télévisuel classique.

Pour la qualité vidéo et audio, Webcameron a également mis le paquet avec un calibre de diffusion haut débit (525 kbps). Malgré cette montée en puissance, les vidéos se chargent très rapidement.

  • Pistes vidéo : TrueMotion VP6, 400 × 240, 25 fps, 461 kbps
  • Pistes audio : MPEG Layer-3 Audio stereo, 22.05 kHz, 64 kbps

Le style

David Cameron sur Fiction TVLes premières vidéos de David Cameron étaient très personnelles, ou plutôt elles étaient tournées dans un cadre personnel. La maman et son bébé à la maison faisait très télé-réalité. En visionnant ces images, les internautes avaient l’impression de participer à la vie de Cameron. Le tout était bien évidemment scénarisé, mais le ton était très amical.

Au fur et à mesure, le style vestimentaire devint plus traditionnel (costume & cravate) et les interventions sortirent du cadre familial pour se retrouver sur le terrain, à la rencontre des citoyens. En réponse à certaines critiques, David Cameron s’est finalement éloigné du style de la télé-réalité, tout en gardant une image assez conviviale, mais plus proche de ce que le public attend d’un responsable politique.

Médias sociaux

Webcameron get codeLe lecteur vidéo de Webcameron est particulièrement bien réussi. Nous retrouvons une interface simple et efficace avec l’option ultime pour le partage de vidéo (get code).

Menus latéraux, liste des articles et vidéos les plus récents, fil RSS, moteur de recherche… donnent à l’interface générale du blogue un aspect qui reprend tous les codes de la communauté. L’amateur de carnet Web se sent chez lui en arrivant sur Webcameron.

Voila quelqu’un qui a compris comment fonctionne le Web ! Sur TOUTES les pages apparaissent les liens vers les chaînes vidéo de Youtube, Blip.TV et Friction.TV, ainsi qu’un lien vers la page Netvibes du parti conservateur.

Stratégiquement, Friction.TV est un bon choix pour deux raisons : c’est un site anglais; il est spécialisé dans l’actualité et les opinions = auditoire ciblé pour Webcameron.

Bon point pour l’identité visuelle avec le logo du site “Webcameron” présent sur l’ensemble des vidéos. Celles-ci pourront être diffusées sur la toile, son origine ne fera pas de doute et les internautes pourront se rendre directement sur le site pour suivre les prochaines aventures d’Indiana Cameron.

Petit bémol dans ce beau paysage, Webcameron restreint l’utilisation des commentaires. Les visiteurs sont invités à s’enregistrer pour accéder au forum et pour commenter les articles. À noter que David n’est pas très prompt à répondre aux commentaires.

Conclusion

Les moeurs et la culture anglaise ont peut-être de l’avance par rapport aux voisins d’Europe. Il faut dire que les tabloïds anglais ont l’habitude de relater en détail la vie de leurs élites. Pour ces derniers, il est finalement préférable de prendre les devants et de choisir les images qui vont circuler.

Avec des entrevues au logis familial, Tony Blair avait ouvert la voie à David Cameron. À 39 ans, il n’est pas de la génération SMS et Messenger, mais il a quand même grandi avec l’informatique et le Web. Cette facilité générationnelle lui permet d’offrir un “show” d’excellente qualité servi par une Web TV très bien fini.

Le succès d’un blogue, qu’il soit vidéo ou non, réside notamment dans sa régularité. Le temps nous dira si David Cameron tiendra la distance.

YouTube Preview Image
Citizentube Interview: David Cameron

Web, Vidéo et Politique : PRTV ou la SarkoTV

Nicolas Sarkoy y pensait depuis longtemps (parfois en se rasant). Toutefois, ce n’est que le 14 janvier 2007 qu’est officialisée son investiture à la course à la présidence de la République Française. Le candidat choisit ce même jour pour lancer son site de campagne qui comporte le bouquet NS TV, pour Nicolas Sarkozy TV. Pour la première fois, la vidéo sur le Web était au coeur d’une stratégie politique.

Choix technique

Courrier vidéo de Nicolas Sarkozy, Pésident de la République françaiseNicolas Sarkozy a dû apprécier les retombées de son site de campagne puisque la chaine vidéo Web du président (PR TV) est un clone du candidat à la présidence (NS TV). Nul doute que son consultant spécial en nouvelles technologies, l’éminent blogueur et entrepreneur Loic Le Meur, lui a soufflé quelques mots sur la méthode à employer sur le Web.

En l’occurrence, PR TV et NS TV utilisent la solution de diffusion en streaming de la société Yacast. Créée par des Français et malgré des bureaux en région parisienne, cette entreprise a fait le choix de l’Angleterre pour établir son siège (et déclarer ses impôts). Avec les principaux médias français à son tableau de chasse (TF1, Europe1, NRJ, RTL, BFM, etc.), Yacast est loin d’être un novice en la matière.

Tout d’abord, SarkoTV a fait le choix du format 4/3. Celui-ci se rapproche d’une vision télévisuelle classique, voire ancienne. Les magasins spécialisés regorgent de téléviseurs à écran large (16/9) qui rencontre un engouement certain auprès du grand public. Pourquoi le Web ne devrait-il pas adopter ce format plus adapté à la vision de l’homme.

La télévision de président voit petit : une taille de 320 × 240 et pas de choix supplémentaire ou d’option plein écran. Privilégié des vidéos légères est un point positif au niveau de l’accessibilité (le Président de tous les Français). Par contre, la France est l’un des pays occidentaux les mieux équipés en connexion Internet à haut débit. Il est dommage de se priver d’une qualité d’image que le public apprécierait.

  • Pistes vidéo : TrueMotion VP6, 320 × 240, 25 fps, 319 kbps
  • Pistes audio : MPEG Layer-3 Audio mono, 44.1 kHz, 64 kbps

Disponibles en Flash (FLV) et en WindowsMedia (WMV), les vidéos se visionnent aussi bien sur Mac que sur PC. Par contre, il n’y a pas d’offre de format ouvert (OGG). L’accessibilité à ses limites ! Point très positif au niveau de l’accessibilité, contrairement à sa version précédente, PR TV propose la solution ReadSpeaker qui donne en audio le contenu de la page. Quand cette dernière n’est composée que de liens, le résultat est parfois bancal, mais l’intention est louable.

Le style

Les vidéos du président français sont uniquement issus de capsules publicitaires ou de discours public. À aucun moment nous n’avons le droit à une confession ou un échange informel. Cette petite lucarne rappelle étrangement l’utilisation gaullienne des médias, avec un discours et une forme très encadrée.

De même, les différents interlocuteurs qui passent devant la caméra présentent un discours convenu, avec un interviewer qui n’a de cesse de rappeler que tout ceci est possible grâce au président. De ces échanges, il ressort un sentiment de “propagande”, ou du moins de formatage serré de la communication.

Médias sociaux

RSS Sarkozy.fr et Elyzee.frPR TV offre le strict minimum : un formulaire d’envoi du lien de la vidéo à un ami. La première fois, ça fait quand même quelque chose de recevoir un courrier électronique d’un Président de la République (cf. image). Comme pour la télévision, la discussion est dans un seul sens et il n’est pas possible de laisser des commentaires. Tout juste, les visiteurs du site de campagne ont le droit de laisser un “message de soutien”.

On regrettera que le candidat possède une chaîne sur Youtube et sur Dailymotion (impossible de trouver les lien vers celles-ci à partir du site Sarkozy.fr), alors que le Président est absent des plateformes de distribution de vidéos. Absent est peut-être un bien grand mot, car des milliers de vidéos circulent sur son compte.

Conclusion

Présidence de la République TV a le mérite d’exister. Rares sont les responsables politiques à s’être autant impliqués en vidéo sur le Web. Cette belle initiative peut en partie excuser les erreurs de jeunesse de cette plateforme.

Par contre, la pertinence du copier/coller de la Web TV du candidat à la présidence est certainement à remettre en cause. L’état a peut-être fait des économies en récupérant l’ancienne plateforme, mais un rajeunissement de celle-ci aurait permis de mieux coller aux nouvelles réalités de l’usage de la vidéo sur le Net.

Néanmoins, la similitude des deux sites révèle le choix du Président à garder le même axe de communication centré sur sa personne : sur Elizee.fr, c’est Sarkozy.fr que l’on nous vend.

M.A.J : François de la Brosse (Z Groupe), conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, était à l’origine de la création de NSTV et PRTV. Le 1er juillet 2008, il prévoit de lancer une nouvelle télévision en ligne officielle, dédiée cette fois-ci à la couverture de la présidence française de l’Union Européenne (UETV / EUTV ?).


Cliquez pour voir la vidéo : Nicolas Sarkozy, premier podcast video

Cliquez pour jouer la vidéo (QuickTime)

Nicolas Sarkozy, premier podcast video

Web, Vidéo et Politique : Comment Sarkozy, Cameron et Obama font leur TV ?

Comment les hommes politiques, tels Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama, abordent-ils la vidéo en ligne dans leur campagne électorale ?

Web, Vidéo et Politique : Introduction

2007 est définitivement l’année de la vidéo sur le Web pour la politique. Depuis les années 80, l’image avait déjà pris une grande importance dans les débats politiques. Les budgets de campagne étaient alors complètement engloutis Televison politique ?en spots publicitaires télévisés.

Ces dernières années, Internet a radicalement changé la donne. Les plateformes de diffusion de vidéos en ligne à la Youtube ont poussé comme des champignons sur la toile. Les appareils photo numériques, les caméras vidéo et les téléphones mobiles permettent aujourd’hui de quadriller la vie politique et de diffuser ces images instantanément aux quatre coins du globe.

La politique n’a pas résisté à cette vague numérique. Avec plus ou moins de mal, elle s’est adaptée à ce nouveau média. Les crédits alloués au Web ont explosé et chacun y va maintenant de son espace numérique dédié. Youtube a senti la bonne affaire arriver en créant Citizentube, un vlog dédié à la politique.

Pour les élections présidentielles françaises, le candidat de droite avait créé sa chaîne NSTV (Nicolas Sarkozy TV), devenu PRTV depuis son arrivée à l’Élysée. Dans le camp opposé, Ségolène Royale vivait de façon abrupte le pouvoir de l’image avec une vidéo où on voit la candidate socialiste sous-entendre que les professeurs devraient travailler plus.

Les hommes politiques anglais ne sont pas en reste sur l’utilisation de la vidéo en ligne. Au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy, Tony Blair, alors Premier Ministre d’Angleterre, fait parvenir ses félicitations à son homologue français par l’intermédiaire d’une vidéo sur Youtube (en français et en anglais). La blanche Albion héberge également Webcameron, le vidéoblogue du conservateur David Cameron.

Depuis quelques mois, Youtube propose également au public américain d’utiliser son réseau pour poser des questions en vidéo directement aux candidats à la présidence des États-Unis. Chemin faisant, les candidats ont fourbi leurs armes et proposent quasiment tous une chaîne dédiée sur Youtube. Barack Obama est particulièrement en pointe, avec un site de campagne orienté Web 2.0 où la vidéo prend toute sa place (BarackTV).

Chacun à leur manière, Nicolas Sarkozy, Barrack Obama et David Cameron utilisent la Web TV pour faire passer leur message. Dans les jours à venir, je vous propose de voir ce qui fait la particularité de cette nouvelle génération de chaînes de télévision politique. Avant de commencer ce comparatif, il faut noter une différence entre ces trois sites : PRV est la chaîne d’un président élu, alors que BarackTV et Webcameron sont les vitrines de deux hommes politiques en (future) campagne.

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Citizentube : Youtube political vlog