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Publicité Web vidéo : bannir le pre-mid-post-roll au profit de formats novateurs

Pre-roll, mid-roll et post-roll sont dans un bateau… le premier et le second s’imposent et indisposent. Pour ce qui est du dernier, il ne sert à rien, car tout le monde a déjà zappé sur la prochaine vidéo. L’insertion publicitaire est le nouveau casse-tête des diffuseurs de vidéos sur Internet. Avec PLY Media, Asterpix et les autres, c’est l’interactivité qui débarque et de nouveaux standards qui se créent.

Toujours sur la brèche, Thierry Bezier nous offre une nouvelle entrevue du Web3 parisien (avec la voix un peu fatiguée. Courage, Thierry !). Rodigo Sepulveda, fondateur de l’excellente plateforme vidéo vpod.TV, fait aujourd’hui face à la caméra. J’avais découvert Rodrigo il y a quelques années dans le Billautshow de l’éternel Jean-Michel. Je dois à ce dernier mon goût pour les entrevues vidéo d’entrepreneurs.

En dehors d’une réflexion très pertinente sur le pragmatisme entrepreneurial, Rodrigo aborde le sujet de la monétisation des Web vidéo et par conséquent de l’insertion publicitaire dans celles-ci. Il fait notamment référence à la présentation de PLY Media au Web3, une société israélienne qui enrichit les vidéos en ligne par l’utilisation de métadonnées. Il lui faut reconnaitre un petit manque de fair play quand Rodrigo prône les standards du Web face à l’innovation d’une compagnie.

Quand on parle de standards publicitaires sur Internet, on fait référence à l’IAB. Pour ce qui est de la vidéo, l’organisme international reste largement en retard des attentes du public. Quoi de plus désagréable que d’attendre 30 secondes que ce film publicitaire se termine enfin. Si vous ne voyez pas de quoi je veux parler, aller voir une des émissions de Canoë.TV. Vous partagerez sans nul doute mon agacement. Les Têtes à claques avaient au moins le mérite de se souvenir que j’avais déjà vu une pub sur leur site pour ne pas me la resservir aux vidéos suivantes.

adPLY

Pour revenir à PLY Media, leur solution adPLY utilise les tags de la vidéo pour insérer des publicités ciblées en overlay. Le résultat n’est pas trop envahissant pour l’internaute. Dans l’exemple sur la droite, les annoncent proviennent d’Amazon. Il est ainsi possible de cliquer directement sur le lien DVD ou livres présentés.

L’overlay est actuellement utilisé par Brightcove, VideoEgg, testé par Youtube et annoncé depuis hier par Dailymotion sous le nom de Toaster ad. Pratique, ce système a cependant le défaut de dénaturer l’oeuvre initiale. Si ce n’est pas gênant pour une entrevue, ça peut l’être beaucoup plus pour un court ou un long métrage. Quoi qu’il en soit, l’overlay n’a pas fini de faire parler de lui.

En allant chercher un peu plus loin et en faisant travailler son imagination, les standards de demain pourraient ressembler à ce que propose Asterpix. Imaginez une entrevue, l’homme parle, il a soif et porte à ses lèvres un verre de liquide brunatre. Intrigué, vous décidez de cliquer sur le verre qui vous envoi illico sur le site de Coca-Cola. Ce qu’on appelle l’hypervidéo permet d’insérer simplement du texte et des hyperliens sur une vidéo. Voici pour l’exemple avec la conférence de Christian au dernier WebÉducation.

Pour aller plus loin :

Web, Vidéo et Politique : BarackTV casse la baraque

Le petit gars d’Hawaï a lâché les planches pour surfer sur le Web. Candidat démocrate à l’investiture pour les présidentielles Américaines de 2008, Barack Hussein Obama apporte beaucoup de fraîcheur avec son style et ses idées. Son site Internet se devait de refléter cet état d’esprit. BarackTV est au coeur de la stratégie Web du candidat, qui fait une grande place au développement de communautés en ligne.

Choix technique

Barack 2008BarackTV a retenu les services de Brightcove. Concurrent de Youtube et autres Dailynotion, la société originaire de Cambrigde propose des solutions de publication et de monétisation de vidéos en ligne.

À l’image de Blip.TV ou Stage6, Brightcove met l’accent sur la qualité de l’image et sur la création de chaînes TV Internet personnalisables. Dans le cas présent, l’intégration de la solution de Brightcove se fait de façon transparente.

Ce qui frappe le plus en arrivant sur BarackTV, c’est la taille de la vidéo. Obama nous offre du grand écran de qualité (format 4/3) avec un démarrage rapide des vidéos. Rapide, mais pas automatique, à l’inverse de PR TV et Webcameron qui nous impose la lecture de leur vidéo dès le chargement de la page.

  • Pistes vidéo : TrueMotion VP6, 480 × 360, 25 fps, 600 kbps
  • Pistes audio : MPEG Layer-3 Audio stereo, 22.05 kHz, 64 kbps

Pour la version Espagnole de sa TV Internet, Obama utilise la solution “Project ReadOn” de sous-titrage, ou plutôt de transcription des vidéos. Une fenêtre s’ouvre au-dessus du lecteur vidéo pour faire apparaître une traduction espagnole des interventions d’Obama. BarackTV est un des premiers à avoir créé un partenariat avec Project ReadOn.

Le Style

BarackTV joue clairement à l’américaine : un héros, une belle histoire, une musique de cinéma, des enfants, des regards touchants… nous avons tout pour faire une affiche de rêve. Les vidéos des conférences, entrevues de Barack Obama et de ses supportes sont réglés comme du papier à musique. Le style est presque trop parfait et manque un peu de spontanéité.

Dans son discours, Barack Obama indique qu’il n’y a pas d’Amérique noir, pas d’Amérique blanc, pas d’Amérique latino… mais qu’il n’y a que les États-Unis d’Amérique. Pourtant, la Web TV d’Obama est à l’image du conventionnalisme américain. Il y a une place pour les femmes, une pour les étudiants, les enfants et surtout une partie entièrement en Espagnole.

Médias sociaux

BarackTVEn faisant le choix d’une plateforme connu et utilisé du grand public (Brightcove), contrairement à une solution professionnelle (Yacast et CastUP), BarackTV se positionne comme un média proche des internautes (du peuple), avec les mêmes codes de communication.

Avec Brightcove, BarackTV bénéficie également d’une expertise du partage de vidéos. Tous les outils de promotion en ligne sont présents : envoyer par courriel, code pour insertion dans un site/blogue, flux RSS… et la possibilité de bloguer directement la vidéo que l’on a sous ses yeux.

Au pied de la page d’accueil de barackobama.com nous apercevons la liste des liens vers les sites communautaires (Facebook, MySpace, Youtube, Flickr, etc.). C’est dommage que ces liens ne soient pas présents sur l’ensemble du site. Dans BarackTV, il est par exemple impossible de retrouver la chaine Youtube d’Obama. Il faut passer par le menu du lecteur vidéo pour avoir le flux RSS du podcast de Brightcove. C’est un peu fastidieux comme manipulation.

Conclusion

Barack Obama semble être partout dans les médias et sur le Web. On le retrouve même chez le géant Google. Une chose est certaine, le budget dédié au Web est conséquent et rend un peu pâlot le site Internet et la Web TV d’Hilary Clinton.

Comme Nicolas Sarkozy a son Loic Le Meur, nous pourrions parier que Barack Obama a son Tim O’Reilly, le père du Web 2.0. Avec le site du candidat républicain, nous entrons directement dans la campagne électorale 2.0.

Pour Fred Wilson et Donna Bogatin, Barack Obama serait même allé trop loin dans l’utilisation des médias riches et des communautés en ligne. Trop de Web2 tue le Web2 ? C’est vrai que tous les internautes ne sont pas au fait des derniers outils technos du Web. Mais, laissons-leur au moins la chance d’essayer de se les approprier.

M.A.J : Obama Beats Clinton in Online Video Streams by 3-1, Nielsen……Obama’s Online Video Strategy is “More Agressive,” CNN’s John King.