Géoportail, le site de cartographie en ligne concurrent de Google hearth, vient d’inaugurer quelques améliorations comme la vue en 3D et l’ajout de vidéo. Le petit Géoportail français peut-il faire face au géant Google ?
La première version du Géoportail a été initié en juillet 2006. C’était l’un des plus mauvais lancements du Web. Imagninez des serveurs saturés et un service indisponible pendant plusieurs jours. L’Institut Géographique Nationale (IGN) venait définitivement de manquer son coup.
Avant d’enterrer le projet, voyons ce qui pourrait être intéressant. Tout d’abord, les clichés sont d’une excellente qualité et sont présentés de façon harmonieuse sur l’ensemble du territoire, contrairement à Google Hearth qui possède de grandes zones floues, surtout en milieu rural.
Mais, Géoportail doit-il vraiment se comparer à Google Harth ? Plus axè sur le contenu local, il se retrouve finalement en concurrence de Google Map. Mais là, Géoportail ne joue plus dans la même cour. Le détail des vues 3D des grandes villes de Google Map laisse par terre les gros cubes de couleur offerts par Géoportail.
Géoportail propose des vidéos de qualités issues du catalogue de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA). Ce qui lui confère un aspect culturel indéniable. Face à lui, Google Hearth et Google Map permettent l’insertion de vidéos récupérées sur Youtube, Google Vidéo ou n’importe quelles autres plateformes de partage de vidéo Web. L’impossibilité d’enrichir soit même le Géoportail handicape grandement le projet dans un monde Web ou le contenu généré par l’utilisateur est roi.
Quand Jean-Michel Billaut, l’un des pères fondateurs des vidéos entrevues sur Internet, nous présente les premières images de Géoportail en avril 2006, on peut-être particulièrement impressionné. Un an et demi après, on se rend compte que Géoportail couvre uniquement le territoire français (métropole, DOM et TOM), qu’il est développé par une administration (!) et qu’il ne propose pas de service révolutionnaire. On se demande encore quelle est sa place sur la toile.
Imaginez un loft virtuel où vous pouvez rencontrer les personnes interviewées dans un magazine que vous venez d’acheter chez votre libraire. Vous êtes acteur de ce monde 3D où les internautes présents peuvent discuter entre eux des sujets qu’ils découvrent.
La boucle est bouclée, mais le filon a ses limites. Il n’est pas question de création de nouveaux concepts, mais juste de recyclage de contenus sur différentes plateformes. Pour préparer la TV de demain, Quebecor devrait plutôt contacter