Ces derniers jours, les annonces autour de Google Maps ainsi que plusieurs études sur la consommation et le référencement des vidéos sur le Web ont plus particulièrement retenues mon attention. Ces trois éléments m’amènent finalement à la même conclusion : la vidéo sur Internet pour les entreprises, ce n’est pas l’avenir… c’est maintenant !
Hier soir, Christian et moi faisions une présentation sur la Web vidéo lors du 5@7 de TechnoMontréal. Au-delà de l’expérience de VideoPresse, c’est surtout la réalité d’un marché que nous voulions mettre de l’avant à travers des exemples concrets et des nouvelles récentes.
Tout d’abord, 34 milliards de vidéos générées par les utilisateurs devraient être visionnées sur le Web en 2008. Ensuite, 57 % des internautes remarquent les vidéos présentées dans les résultats des moteurs de recherche et 17 % d’entre eux cliqueraient sur les vignettes de ces vidéos. Enfin, Google Maps permet aux entreprises d’intégrer leur vidéo sur leur profil local d’entreprise.
Des chiffres impressionnants sur la vidéo Internet
Selon une autre étude de eMarketer, sur les 34 milliards de vidéos visionnées cette année, 20 % porteront sur les affaires et les nouvelles financières. Si cette estimation est juste, rien que pour les États-Unis, ce serait donc 6,8 milliards de vidéos d’affaires qui vont être visionnées sur le Web en 2008.
Au niveau référencement, une vidéo est quasiment assurée d’arrivée en première page d’un moteur de recherche (exemple: Lyne Bouchard, en 1ère place, ou Jeff Mignon, énormément cité sur le Net, dont notre entrevue vidéo diffusée sur Intruders TV arrive tout de même en 5ème position). Avec un taux de clic de 17 %, la Web vidéo atteint des scores qui feraient pâlir n’importe quel revendeur de bannières publicitaires en ligne. Selon une firme indienne, le taux de clic recueillis par les pubs vidéos dans ce pays serait 20 à 40 fois supérieur à celui des pubs classiques.

Google Map + YouTube = Video Local Business
Pour ceux qui suivent le sujet de près, l’insertion vidéo sur Google Map n’est pas nouveau. Par contre, le fait que les entreprises puissent simplement afficher une ou plusieurs vidéos de Youtube sur leur profil “Google Local Business” est une nouvelle fonctionnalité qui a un impact considérable (ex. : Fiche de VideoPresse sur Google Map).
Quand Google a fait cette annonce, j’ai instinctivement pensé à nos collègues de Praized, à qui la promotion locale tient particulièrement à coeur. Sébastien Provencher, qui l’un des fondateurs de cette entreprise, a tout de suite compris les conséquences d’une telle intégration de service entre Youtube et Google Maps. Si la Web vidéo permet d’avoir une visibilité internationale, car Internet n’a pas de limite (ou presque), on remarque que c’est au niveau local que la Toile démontre le mieux sa puissance commerciale.
Si même les Pages Jaunes se mettent à la Web vidéo !
En annonçant l’intégration de la vidéo dans les fiches de compagnies, Pages Jaunes Canada confirmait haut et fort qu’il est impensable de ne pas rater le train de la Web vidéo. J’espère juste que le service Profile Plus de YellowPages.ca évitera de diffuser ses vidéos au format Windows Media, comme il l’a malheuseusement fait dans son communiqué de presse (avec un résultat nul sur Mac OS X et Linux).
En 2008, il est évident que la vidéo sur le Net doit être plus ouverte est accessible. Ça ne peut se faire que de deux manières : un choix de formats vidéo plus grand (Flash, 3GP, OGG, etc.) et une diffusion la plus large possible (Youtube, Dailymotion, Vimeo, etc). Sur ce sujet, j’abonde dans le sens de Sébastien Provencher, justement un ancien des Pages Jaunes Canada, qui souligne que la diffusion de vidéos doit se faire de manière croisée et non exclusive, afin de bénéficier d’une synergie entre les différentes plateformes. Au final, c’est le client qui est gagnant avec une visibilité plus importante de ses vidéos.
Le Canada va plus vite pour diffuser ses vidéos
Il faut avouer que nos modèles se comparent souvent aux États-Unis, car des chiffres précis sur la consommation de vidéos sur le Web au Canada font défaut. Par contre, ce qui est encourageant, c’est que le Canada possède un taux d’accès à l’Internet haut débit bien supérieur à son voisin du sud (cf. graphique). Si on fait abstraction des possibles limitations de bande passante, la diffusion et l’accès à la Web vidéo sont par conséquent facilités.
Les consommateurs sont prêts, les infrastructures sont présentes et les offres de services sont sur le marché. Finalement, il ne reste plus qu’à nos compagnies, leurs agences et conseillers en communication, à se brancher résolument et efficacement sur la Web vidéo.
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