Archive for November, 2007

Microsoft a-t-il trouvé le tueur de Youtube et Flash avec Video.Show et Silverlight ?

Microsoft SilverlightSilverlight est la technologie de Microsoft concurrente d’Adobe Flash. La société Vertigo vient d’annoncer une préversion de Video.Show, une plateforme de distribution de vidéo en ligne destiné au grand public et qui met justement en avant les possibilités multimédias de Silverlight.

Video.Show, faire valoir de Silverlight

L’évangéliste Silverlight de Microsoft, Tim Sneath annonce aujourd’hui sur son blogue la sortie de la Release Canditae 1.0 (RC1) de Video.Show. Ce dernier est le fer de lance de Microsoft pour démontrer l’étendue des possibilités de Silverlight,

Video.Show homeVideo.Show est actuellement en test en ligne en version limité. Lors de votre première visite, vous devrait installer le module Silverlight (4,6Mo). C’est aussi simple que de télécharger le lecteur Flash. La version officielle est la 1.0. La seconde version (1.1) est actuellement en Alpha Refresh (à déconseiller pour les novices).

Le Windows Live Space pour la vidéo

Video.Show est développé par la société californienne Vertigo. L’objectif est d’offrir une solution simple de partage communautaire de vidéo. Windows Live Space offre déjà gratuitement aux internautes de bloguer et de partager photos et vidéos avec ses amis (à la MySpace). Video.Show offrira gracieusement un espace de 4 Go et une bande passante de 700 Kbps pour diffuser ses vidéos sur Internet.

Video.Show vignetteEncore un Youtube ! Non, Video.Show ne sera pas un nouveau Youtube ou Dailymition. Ce sera un espace privé qui ne côtoiera pas les vidéos des autres membres. Oui, Video.Show sera un Youtube individuel, avec tous les outils communautaires qui vont avec (membre, partage, notation, etc.).

Une interface simple et efficace

Une fois votre navigateur Internet redémarré, vous accédez à l’interface de Video.Show. Ce qui frappe le plus, c’est le dépouillement de l’interface qui la rend très accessible. La seconde chose, c’est que ça marche sous Mac. On peut dire que c’est révolutionnaire par rapport aux vidéos diffusées en ligne avec WindowsMedia.

Contrairement à la majorité des plateformes vidéo, Video.Show a investi dans la sobriété :

  • Video.Show video 2 Menu : Home, Videos, Memebers, My Page, My Recent Views
  • Gestion du compte personnel
  • Nuage de tags et barre de recherche par tag
  • liste des vidéos : titre, vignette, tag

Plus de (+) et moins de (-)

Commençons par les petits points à améliorer : le chargement des pages est un peu lent (5/20s), les dates ne sont pas inscrites sur/à côté des vignettes, le nombre de favoris n’est plus visible sur la page de chaque vidéo. Les fonctions de partage sont apparemment bloquées pour la phase de test. Pour le reste, ce ne sont que des fleurs pour, une interface simple, efficace et esthétiquement très agréable.

Video.Show membreLa prévisualisation des vidéos par vignette dynamique est une expérience utilisateur que l’on aimerait bien retrouver sur toutes les plateformes de diffusion vidéo. D’un coup, nous avons les informations essentielles avec un aperçu de la vidéo, l’auteur, le nombre de favoris et de fois qu’elle a été visionnée.

La fonction bonus de Video.Show est la possibilité de commenter à l’intérieur de la ligne de temps des vidéos. Imaginez qu’à 37s vous voyez votre voisin. À cet endroit précis vous ajoutez son nom. Vous pouvez ainsi voir tous les commentaires laissés par les membres aux différents moments de la vidéo.

Un espace ouvert

Video.Show permet de créer sa propre communauté sur son espace vidéo. On retrouve la liste des membres et leur activité sur le site. Il n’est pas encore possible de mettre ses propres vidéos. Video.Show utilise Expression Encoder de Microsfot et permet ainsi l’envoi de vidéo aux formats avi, mp4, asf ,mpeg, dvrms, mpg, m2v, ts, m4v, vob, mov et wmv (ouf!).

Video.Show membre 2L’ouverture est de mise avec une compatibilité avec les trois grands navigateurs : Internet Explorer (6 et 9), Firefox 2 et Safari 3. Le projet est en open source et promet l’utilisation d’AJAX pour le développement d’animations et d’interactivité.

Video.Show est prometteur

Les internautes ne vont pas délaisser Youtube du jour au lendemain pour Video.Show, mais l’aspect épuré et minimaliste de l’interface pourrait séduire plus d’une personne. Reste à savoir quelle sera la place de la publicité dans Vidéo.Show. C’est un sujet délicat qui pourrait repousser les utilisateurs.

Attendons de voir une version plus abouti du projet pour savoir si ce sera la killer app pour la création de son espace vidéo individuelle, voir de sa WebTV personnelle. Si les internautes se mettent à créer leur propre média de diffusion, c’est encore les journalistes qui risquent d’être heureux. Pour peu que TVA soit remplacée par VideoCitoyen.TV (le nom de domaine est libre pour ceux que ça intéresse).

Video.Show lecteur video

MAJ : Suite à un complément d’information envoyé par Christophe Lauer, spécialiste plateformes Web et Windows Live chez Microsoft, voici quelques précisions sur Video.Show et Silverlight :

  • Microsoft ne positionne pas Silverlight comme un concurrent de Flash en frontal. La comparaison vient naturellement à l’esprit, mais Microsoft préfère présenter Silverlight comme une nouvelle technologie de présentation client pour les applications Web riches.
  • La version 1.1 Alpha de Silverlight est réservée aux développeurs qui ont besoin de cette version. Pour tout autre public, novices ou pas, c’est la version 1.0 qui est la seule installable, et supportée par Microsoft.
  • http://aftereight.vertigo.com/ n’est qu’un site de démo en « live » du Starter Kit. La vocation de Video.Show est que vous téléchargiez le package contenant le code source, et que vous installiez et configuriez le tout sur un serveur Internet.
  • Video.Show peut-être installé sur son propre serveur Intranet et ne pas être rendu accessible depuis Internet.
  • Expression Encoder utilise les codecs présents sur la machine sur laquelle il est installé. Si vous voulez que Encoder utilise en entrée un format supplémentaire, charge à vous d’installer le codec supplémentaire sur la machine chargée de faire l’encodage.
  • “Reste à savoir quelle sera la place de la publicité dans Vidéo.Show”. Aucune ! Video.Show tourne sur votre propre serveur. C’est *vous* qui décidez de placer de la pub, ou pas ☺

iPhone : Quel impact sur la communication vidéo sur téléphone mobile ?

iPhone AppleEn plus d’être un formidable bijou esthétique et technologie, l’iPhone d’Apple permet à la vidéo d’accéder réellement au téléphone mobile. La vidéo sur cellulaire pourrait maintenant être intégrée dans une stratégie de communication d’entreprise.

L’iPhone ajoute aujourd’hui un pays sur son tableau de chasse. Après les États-Unis, l’Angleterre et l’Allemagne, c’est au tour de la France de goûter officiellement au joies du dernier gadget tendance d’Apple. Le marketing viral de la pomme avait fait son travail, et ce sont des milliers de français qui ont patienté dans le froid devant les boutiques de l’opérateur téléphonique Orange.

L’iPhone n’est évidemment pas le premier téléphone mobile à lire des vidéos. Les terminaux de toutes les grandes marques du secteur proposent cette fonction depuis quelques mois. La différence est dans l’utilisation qui rend réellement accessible la vidéo à l’utilisateur moyen.

Si l’iPod détient 75% du marché des lecteurs musicaux portables, ce n’est pas dû à sa beauté, mais bien à son efficacité et à la synergie qu’Apple a su trouver avec le logiciel iTunes. Le secret de l’iPhone réside dans la taille de son écran, son aspect compact et son interface qui permettent d’avoir une consultation aisée de vidéos en situation de mobilité.

Comme l’iPod avait “boosté” la consultation de podcast audio, l’iPhone devrait engendrer la même chose pour les vlog, vidéos de qualité par rapport à Youtube. Ce n’est pas innocent si Intruders.TV propose un abonnement podcast (MP4) et mobile (3GP) de ses entrevues et tests vidéo. iPhone video YoutubeSans regarder dans une boule de cristal, il est facile de deviner que le marché de la vidéo pour plateforme mobile devrait exploser dans les mois à venir.

L’avènement des réseaux mobiles de 3e génération, le haut débit du mobile, devrait finir d’encrer la vidéo sur nos cellulaires. En 2008, la seconde version de l’iPhone intégrera justement la technologie 3G.

Après la communication vidéo sur Internet, les entreprises peuvent déjà préparer la vidéo sur les téléphones mobiles dans leur stratégie de communication. Le contenu grand public est déjà présent sur la toile. Il ne reste qu’à sauter le pas pour que les compagnies produisent du contenu professionnel. Le format doit être adapté, mais les technologies sont présentent pour pousser la vidéo sur les cellulaires.

Et de votre côté, regardez-vous des vidéos sur votre téléphone cellulaire ? Pourquoi : pas pratique, pas de qualité, pas d’iPhone ?

IPhone - Champs Elysées - Attente 1 - Vidéo envoyée par www-iphon-fr

Enjeux les Échos virtuel : Univers 3D, audio et vidéo au service d’un magazine

À l’heure où les groupes de médias recherchent la convergence à tout prix, le mensuel “Enjeux les Échos” propose à ses lecteurs une expérience unique avec la mise en ligne d’un univers virtuel mêlant texte, photos, audio et vidéo.

Enjeux les Échos VirtuelImaginez un loft virtuel où vous pouvez rencontrer les personnes interviewées dans un magazine que vous venez d’acheter chez votre libraire. Vous êtes acteur de ce monde 3D où les internautes présents peuvent discuter entre eux des sujets qu’ils découvrent.

Développé par la société I-Maginer, ce monde virtuel à la Second Life nécessite le téléchargement d’un petit logiciel (3,1 Mo) et forcément une connexion haute vitesse (supérieure à 512kb).

En projetant ses lecteurs dans un univers 3D en ligne, “Enjeux les Échos” cré une nouvelle expérience de consultation de l’actualité, qui reste complémentaire de son édition papier : pour l’achat d’un magazine vous gagnez un voyage virtuel en plus.

Dans cet exemple, l’audio et la vidéo jouent un rôle primordial pour aider l’internaute à s’immerger dans l’univers des reportages du magazine. La qualité des films n’est certainement pas à la hauteur de la chaine National Geographic, mais ils suffisent amplement pour rendre le discours plus vivant.

Au pays, Quebecor possède des médias presse, radio, TV et sites Web. Le géant québécois s’essaye parfois à la convergence avec plus ou moins de succès : la télé-réalité Occupation Double sur TVA fait la une des journaux du groupe, se retrouve en capsules vidéo sur Espace Canoë, qui sont ensuite réinjectées dans l’émission Vlog le dimanche soir… juste après Occupation Double.

3D I-MaginerLa boucle est bouclée, mais le filon a ses limites. Il n’est pas question de création de nouveaux concepts, mais juste de recyclage de contenus sur différentes plateformes. Pour préparer la TV de demain, Quebecor devrait plutôt contacter Sensio, société montréalaise spécialisée dans la technologie 3D.

La convergence ne doit pas forcément être un amas de contenus en provenance de différents médias, mais plus une utilisation originale de ceux-ci. Le Web permet aisément de mêler texte, audio et vidéo avec une couche ludique de Flash. Soyons créatifs!

Comment utiliser la vidéo pour développer ses affaires dans un monde Youtube ?

Lumière ! Caméra ! Ventes ! Dans son édition de ce jour, le Wall Street Journal propose 5 conseils sur l’utilisation de la vidéo sur le Web pour développer les ventes d’une entreprise.

De plus en plus de compagnies utilisent Internet pour promouvoir leurs produits à partir de court film qu’ils propagent sur Youtube, Yahoo! Vidéo et consorts. Ce qui est excellent dans ce nouveau paradigme du marketing, c’est que “vous n’avez pas besoin de parler de votre produit comme tel. Vous devez juste avoir du plaisir avec !”, explique David Meerman Scot, auteur de “The new rules of marketing and RP”.

Le Wall Street Journal a identifié 5 facteurs de succès pour la réalisation d’une vidéo d’entreprise :

1. Soyez drôle

La série vidéo “Will it blend?” de Blendtec est l’un des plus burlesques et des plus vues sur la toile. Le PDG de la compagnie, Tom Dockson, est l’acteur principal de ces vidéos qui montre un robot mixeur broyer tout et surtout n’importe quoi. À la sortie de l’iPhone, le Blentec avait littéralement avalé le bijou de Steve Jobs pour le transformer en poussière.

Quel intérêt de montrer des objets se faire pulvériser ? La réponse est simple : 60 millions de visionnements et des ventes en augmentation de 500% ! Blendtec est aujourd’hui la référence du secteur, ce qui devrait lui rapporter cette année près de 40 M $.

2. Utilisez l’actualité

Tout le monde se souvient du drame de Columbine en 1999, avec le massacre de 12 adolescents et un professeur. Depuis ces événements, 328 enfants ont été blessés ou sont décédés par balle en milieu scolaire. Ce sont les arguments mis en avant au début de la vidéo de promotion de sacs d’écoliers de MJ Safety Solutions. La particularité de ces sacs à dos réside dans le fait qu’ils sont pare-balles.

Une démonstration vaut mieux qu’un long discours. En diffusant sur Youtube la vidéo d’une enfant de 13 ans se protégeant avec “My Child’s Pack”, la compagnie a touché la où ça fait mal. Résultat : un millier de parents ont acheté ce produit en moins de 3 mois.

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3. Commencez par le commencement : trouver le bon partenaire

Getting the MessageMettre une vidéo sur Internet devient presque aussi facile que d’écrire un courrier électronique. Malheureusement, tout n’est pas si simple et un professionnel vous permettra de gagner du temps et surtout d’avoir une communication efficace.

La diffusion de vidéos en ligne à ses propres codes et contraintes techniques. Travailler avec un partenaire, qui connaît aussi bien la communication électronique que la vidéo Web, fera la différence entre une vidéo qui fait un top et celle qui fait un flop. Faites appel à un expert, VidéoPresse est justement là pour vous aider

4. Faire un magazine : soyez utile

Internet est une source d’information inépuisable. C’est justement ce qui fait tant son attrait. Il est possible de trouver des informations détaillées sur n’importe quel sujet, de l’élevage de reptiles à la soudure au plomb. Répondez à cette soif de savoir en développant des vidéos éducatives et utiles. D’une part, vous répondez directement à un besoin d’information, et d’autre part vous démontrez en image votre expertise.

La société de Tim O’Reilly, père du Web 2.0, édite plusieurs magazines en ligne. Il diffuse sur ceux-ci des tutoriels vidéo hebdomadaire, aussi bien sur comment faire un transfert sur un tee-shirt que la construction d’une catapulte. La durée de vie de ces films est particulièrement longue, car elles seront toujours utiles. Ce qui assure une audience toujours plus importante.

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5. Impliquez vos clients

Qui ne rêverez pas de voir sa communication réalisée gratuitement par ses clients ? Grâce à Internet, c’est dorénavant possible. Contenu généré par l’utilisateur (UGC) est le terme consacré pour qualifier ce miracle du marketing.

Par l’intermédiaire d’une vidéo Seesmic, le PDG de la société Wengo sollicite le public pour la création de vidéos en l’honneur de son service. Le gagnant recevra une place pour la conférence Web3. Loic Le Meur, initiateur de Seesmic, avait lancé un appel à candidature pour contribuer sur son blogue. Les prétendants devaient passer devant la caméra pour présenter leurs motivations.

L’UGC n’a pas de limite et peut se décliner sur d’autres sujets, comme pour la réalisation d’un logo d’entreprise. La prochaine étape sera pet-être de demander aux internautes de créer une entreprise à votre place.Youtube a vulgarisé la vidéo sur Internet, rendant ainsi possible la diffusion simple et efficace de message à travers le monde. C’est maintenant au tour des entreprises de s’accaparer cet outil. Le retour sur investissement peut s’avérer très payant, pour peu que l’on soit bien accompagné.

Seesmic vidéo d’une auto-lemeurisation à Montréal

SeesmicAvec Twitter il était possible d’exprimer en quelques mots (140) un sentiment et partager une réflexion simplement avec le monde. Seesmic reprend le même concept de microbloging en y ajoutant le pouvoir de l’image. Loic définit son système en le comparant à la petite lucarne : “la television diffuse des messages, Seesmic genere des conversations”.

Moins de 2 mois après son arrivée sur la toile, le Seesmic de Loic Le Meur secoue déjà une bonne partie de la blogosphère. D’un côté, les geek/web2/early adopters s’interrogent. De l’autre, « Bloic » distribue minutieusement des invitations très privées pour participer à la version pré-alpha de son service en ligne. Plus de 6000 personnes attendraient d’avoir la précieuse entrée.

Parmi les privilégiés à avoir accès à Seesmic, on retrouve Patrick Amiel qui en profite pour faire buzzer Wengo avec un concours pour gagner une place pour le Web3 (justement organisé par Mr Le Meur). Grâce à Claude Malaison, quelques Québécois font également partie des heureux élus. Sylvain, Martin et Martin ont déjà posté leurs premières contributions personnelles, avec notamment une conversation sur l’absence d’un moteur de recherche dans Seesmic. Ce ne sont pas les seuls au Québec à jouer avec Seesmic. Pierre Journel, auteur du Podcast de la Cabane au Canada, est fier d’être un des rares alpha-testeurs sur terre.

En entrevue à la télévision (il faut bien encore passer par là), Loic annonce que les fondateurs de Skype vont investir 6M$ dans Seesmic. Pour Niklas Zennström et Janus Friis, ce n’est pas la première incursion dans la vidéo en ligne, puisqu’ils possèdent déjà le prometteur Joost. Toujours dans les annonces importantes, à l’occasion des élections américaines 2008, Seesmic va créer une chaine Washington avec des blogueurs politiques du monde entier.

Des conversations, Loic en a développé l’année dernière, lors de sa venue pour le premier Webcom Montréal. La rencontre avec les blogueurs de la belle province l’a vraisemblablement inspiré. À tel point, qu’avant de prendre son avion de retour à l’aéroport Trudeau (YUL), l’entrepreneur du Web s’est pris à réaliser un vidéo podcast mémorable (pour ceux comme moi qui l’ont vu). Hélas, il ne reste que la version audio sur le site loiclemeur.com.

chez moi, Moscou, Montréal, Cabane au Canada
#291 chez moi, Moscou, Montréal, Cabane au Canada

Deux ans à la même époque, la lemeurisation frappé la blogosphère : “une sorte d’AOC du blog, si votre blog est lemeurisé il devient un BOC, un Blog d’Originalité Contrôlé. L’action de lemeurisation est assez simple, elle consiste à être cité sur le blog de Loïc Le Meur”. Au Québec, la même chose existe avec l’arpinglage, qui fait référence au blogueur Dominic Arpin (NB: DOA est RIP).

Inspiré par la vidéo de Loic tourné à l’aéroport de Montréal et pour lui rendre hommage, je me suis auto-lemeurisé dans Seesmic. L’auto-lemeurisation consiste à se prendre pour Loic Le Meur himself. Cette pratique demande un ego développé et un sens de l’auto-dérision assez poussé.


Hello World, ceci est un alpha-test de Seesmic !

Web, Vidéo et Politique : Résultats des vidéos élections

Bataille Web TV PolitiqueL’année dernière à la même époque, Fluctuat.net se demandait si la présidentielle se jouerait sur Dailymotion. Aujourd’hui, la question ne se pose plus. En politique, l’image est roi et Internet est son royaume. Certains regretteront que la forme a pris le dessus sur le fond. Mais ce phénomène n’est hélas pas nouveau, car 2000 ans auparavant les Romains faisaient déjà les mêmes mercuriales envers Cicéron.

Dans le domaine politique, la vidéo sur Internet recouvre plus d’un avantage. En plus d’être facilement diffusable, elle bénéficie d’un retour sur investissement très appréciable. Combien faudrait-il de capsules publicitaires sur les chaînes de télévision pour couvrir l’audience d’Internet ?!

D’après l’expérience des initiatives de Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama, nous pouvons établir au moins 7 principes de bases pour réussir sa Web TV politique :

1. Mettez l’accent sur l’accessibilité

Pour reprendre une référence de Wikipédia, l’accessibilité du Web, c’est, selon Tim Berners-Lee, directeur du W3C et inventeur du World Wide Web : « Mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quel que soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales. »

Une Web TV politique ne sert à rien si elle exclut une partie de la population. L’utilisation de services comme ReadSpeaker et readOn vont dans le sens d’un accès plus large de l’information Avantage non négligeable, les sites Web qui mettent l’accès sur l’accessibilité améliorent dans le même temps leur référencement.

2. Choisir une plateforme vidéo ouverte

Plateforme ouverte ou professionnelle ? Tout dépend de l’axe de communication. Dans le cas d’un homme politique qui cherche par définition à représenter le maximum de citoyen, un site de partage de vidéo semble être plus approprié.

La seule faiblesse d’une plateforme ouverte comme Brightcove réside dans le lecteur lui même. Dans le cas de BarckTV, il n’y a pas de texte qui accompagne chaque vidéo, ou plutôt celui-ci n’est pas visible des moteurs de recherche. C’est encore le défaut de la vidéo dont l’optimisation pour la recherche est délaissée.

Pour vous aider à faire votre choix, consultez le tableau comparatif des plateformes réalisé par TechChrunch. Il n’est pas exhaustif et mériterait d’être mis à jour, mais il vous donnera une bonne idée de ce qui existe actuellement.

3. Démultipliez les formats et proposez plusieurs qualités de diffusion

Donnez plus de confort à votre auditoire en lui permettant de consulter vos vidéos dans le format qu’il préfère (QuickTime pour Mac, WindowsMedia pour Windowd, ogg pour Linux). Le format de prédilection reste bien évidemment Flash, qui a l’avantage de se trouver sur plus de 99% des ordinateurs connectés à Internet.

Toujours dans le sans de plus d’accessibilité, offrez plusieurs qualités de diffusion de vos vidéos. Les publicités de Mac sur le site d’Apple donnent un excellent exemple de ce qu’il faut faire. Les 4 formats offerts (Smal, Medium, Large et HD) correspondent finalement à plusieurs niveaux de connexion Internet. Les électeurs de la Gaspésie qui roule en basse vitesse doivent aussi bien accéder au contenu que ceux de Montréal qui foncent en haut débit.

4. Abusez des plateformes de médias sociaux

Vous êtes présent sur Youtube ? Faites de même avec Dailymotion, Blip.TV, MySpace, Facebook… et si vous êtes au Québec, mettez vos vidéos sur TonClip, TonTuyeau, Espace Canoë, etc. Autant toucher un auditoire local. Mettez de l’avant votre présence sur les différentes plateformes. Ne rendez pas votre public captif de votre site. S’il préfère consulter vos vidéos sur Youtube, laissez les faire.

Profitez à plein du Web 2.0 et des communautés en ligne. Participez à ces communautés en interagissant avec eux. Faites un espace de commentaire, voir des forums en ligne et soyez présent. Les internautes doivent ressentir que vous êtes derrière l’écran.

5. Différenciez-vous de la télévision et diversifiez les contenus

Le grand public a déjà la télévision, ce n’est pas la peine de lui resservir les mêmes plats réchauffés sur Internet. Proposez du contenu exclusif, qui incitera les blogueurs à les reprendre. Variez les interventions et SVP stoppez les monologues autoglorifiant en plan fixe devant la caméra.

Un homme politique, c’est toute une équipe à ses côtés. Mettez-les de l’avant. Expliquez comment s’organise une campagne électorale. Transgressez les codes et n’hésitez pas à dégrafer la cravate, pour montrer qu’il y a un(e) homme/femme derrière la bête de scène.

6. Ajoutez des textes à vos vidéos & jouez la synergie

Les images expriment beaucoup de choses, mais elles ne disent pas tout. Accompagnez vos vidéos d’un texte qui d’un côté reprend des mots clés de l’intervention et de l’autre qui apporte un plus avec une réflexion, des informations sur les personnes, etc. Effet non négligeable de ces textes, ils permettront de mieux référencer vos vidéos.

Mettez en place des stratégies croisées avec vos événements pour lancer par exemple un appel en vidéo pour une prochaine rencontre. La WebTV n’est pas une fin en soi, elle doit s’intégrer dans une stratégie globale de communication électronique. La vidéo doit trouver sa place au sein d’un site Internet qui apportera plus d’information, avec des blogues et une partie plus institutionnelle.

7. Réagissez rapidement

Vous ne produisez pas un magazine mensuel, vous êtes sur le Web ! Rappelez-vous que nous sommes à l’ère de l’information instannée. Ne vous laissez pas déborder par l’actualité et mettez en place un planning rédactionnel pour promouvoir en premier votre contenu sur le Web.

Il existe deux autres points complémentaires, qui restent encore discutables.

Le HD arrive sur le WebLe premier concerne l’évolution technologique, et surtout l’évolution de la consommation de vidéo en ligne. Avec l’augmentation des débits de connexion à Internet, la taille des vidéos sur le Web ne cesse d’augmenter. Les podcast téléchargeables permettent aujourd’hui de dépasser les limites imposées par les sites Internet. iTunes, Joost et Miro permettent de partager du contenu en HD (version Web: 1280×720). Pour préparer l’avenir, il serait bon de garder un oeil sur ces technologies.

Le Web 2.0 vient avec sa cohorte de termes abscons. L’un des plus répandus est l’User Generated Content (UGP), pour contenu généré par l’utilisateur. Par exemple, dans Youtube les vidéos sont produites et mises en ligne par les internautes. La valeur se crée quasiment toute seule. Le rêve !

Comme Martin Luther King, certains responsables politiques rêvent également que leur campagne soit générée automatiquement par leurs électeurs/partisans. Donna Bogatin décrit justement la stratégie engagée par BarackTV et HillaryTV de bataille de l’User Generated Politcs (UGP). Les électeurs prendraient possession de la campagne électorale. C’est du moins le discours des candidats. Le contenu vidéo de leur Web TV respective prouve que nous ne sommes pas encore à ce stade de participation.

Rendez-vous en 2008 pour voir les résultats des vidéos élections politiques.

La Web TV politique, c’est peut-être celle réalisée par les électeurs eux-même :

La Politique (de) Demain
- Le PoliTIC Show

Web, Vidéo et Politique : BarackTV casse la baraque

Le petit gars d’Hawaï a lâché les planches pour surfer sur le Web. Candidat démocrate à l’investiture pour les présidentielles Américaines de 2008, Barack Hussein Obama apporte beaucoup de fraîcheur avec son style et ses idées. Son site Internet se devait de refléter cet état d’esprit. BarackTV est au coeur de la stratégie Web du candidat, qui fait une grande place au développement de communautés en ligne.

Choix technique

Barack 2008BarackTV a retenu les services de Brightcove. Concurrent de Youtube et autres Dailynotion, la société originaire de Cambrigde propose des solutions de publication et de monétisation de vidéos en ligne.

À l’image de Blip.TV ou Stage6, Brightcove met l’accent sur la qualité de l’image et sur la création de chaînes TV Internet personnalisables. Dans le cas présent, l’intégration de la solution de Brightcove se fait de façon transparente.

Ce qui frappe le plus en arrivant sur BarackTV, c’est la taille de la vidéo. Obama nous offre du grand écran de qualité (format 4/3) avec un démarrage rapide des vidéos. Rapide, mais pas automatique, à l’inverse de PR TV et Webcameron qui nous impose la lecture de leur vidéo dès le chargement de la page.

  • Pistes vidéo : TrueMotion VP6, 480 × 360, 25 fps, 600 kbps
  • Pistes audio : MPEG Layer-3 Audio stereo, 22.05 kHz, 64 kbps

Pour la version Espagnole de sa TV Internet, Obama utilise la solution “Project ReadOn” de sous-titrage, ou plutôt de transcription des vidéos. Une fenêtre s’ouvre au-dessus du lecteur vidéo pour faire apparaître une traduction espagnole des interventions d’Obama. BarackTV est un des premiers à avoir créé un partenariat avec Project ReadOn.

Le Style

BarackTV joue clairement à l’américaine : un héros, une belle histoire, une musique de cinéma, des enfants, des regards touchants… nous avons tout pour faire une affiche de rêve. Les vidéos des conférences, entrevues de Barack Obama et de ses supportes sont réglés comme du papier à musique. Le style est presque trop parfait et manque un peu de spontanéité.

Dans son discours, Barack Obama indique qu’il n’y a pas d’Amérique noir, pas d’Amérique blanc, pas d’Amérique latino… mais qu’il n’y a que les États-Unis d’Amérique. Pourtant, la Web TV d’Obama est à l’image du conventionnalisme américain. Il y a une place pour les femmes, une pour les étudiants, les enfants et surtout une partie entièrement en Espagnole.

Médias sociaux

BarackTVEn faisant le choix d’une plateforme connu et utilisé du grand public (Brightcove), contrairement à une solution professionnelle (Yacast et CastUP), BarackTV se positionne comme un média proche des internautes (du peuple), avec les mêmes codes de communication.

Avec Brightcove, BarackTV bénéficie également d’une expertise du partage de vidéos. Tous les outils de promotion en ligne sont présents : envoyer par courriel, code pour insertion dans un site/blogue, flux RSS… et la possibilité de bloguer directement la vidéo que l’on a sous ses yeux.

Au pied de la page d’accueil de barackobama.com nous apercevons la liste des liens vers les sites communautaires (Facebook, MySpace, Youtube, Flickr, etc.). C’est dommage que ces liens ne soient pas présents sur l’ensemble du site. Dans BarackTV, il est par exemple impossible de retrouver la chaine Youtube d’Obama. Il faut passer par le menu du lecteur vidéo pour avoir le flux RSS du podcast de Brightcove. C’est un peu fastidieux comme manipulation.

Conclusion

Barack Obama semble être partout dans les médias et sur le Web. On le retrouve même chez le géant Google. Une chose est certaine, le budget dédié au Web est conséquent et rend un peu pâlot le site Internet et la Web TV d’Hilary Clinton.

Comme Nicolas Sarkozy a son Loic Le Meur, nous pourrions parier que Barack Obama a son Tim O’Reilly, le père du Web 2.0. Avec le site du candidat républicain, nous entrons directement dans la campagne électorale 2.0.

Pour Fred Wilson et Donna Bogatin, Barack Obama serait même allé trop loin dans l’utilisation des médias riches et des communautés en ligne. Trop de Web2 tue le Web2 ? C’est vrai que tous les internautes ne sont pas au fait des derniers outils technos du Web. Mais, laissons-leur au moins la chance d’essayer de se les approprier.

M.A.J : Obama Beats Clinton in Online Video Streams by 3-1, Nielsen……Obama’s Online Video Strategy is “More Agressive,” CNN’s John King.